Quelque part dans le patrimoine vernaculaire du vaste causse de Limogne
DIDIER HEUMANN, MILENA DALLA PIAZZA, ANDREAS PAPASAVVAS
Nous avons divisé l’itinéraire en plusieurs sections, pour faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent l’itinéraire, les pentes trouvées sur l’itinéraire et l’état du GR65. Les itinéraires ont été conçus sur la plateforme “Wikilocs”. Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire d’avoir des cartes détaillées dans votre poche ou votre sac. Si vous avez un téléphone mobile ou une tablette, vous pouvez facilement suivre l’itinéraire en direct.
Pour ce parcours, voici le lien:
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Tous les pèlerins ne sont pas forcément à l’aise avec la lecture des GPS ou la navigation sur un portable, d’autant plus qu’il existe encore de nombreuses zones sans connexion Internet. C’est pourquoi, pour faciliter votre voyage, un livre dédié à la Via Podiensis du Puy-en-Velay à Cahors est disponible sur Amazon. Bien plus qu’un simple guide pratique, cet ouvrage vous accompagne pas à pas, kilomètre après kilomètre, en vous offrant toutes les clés pour une planification sereine et sans mauvaises surprises. Mais au-delà des conseils utiles, il vous plonge dans l’atmosphère enchanteresse du Chemin, capturant la beauté des paysages, la majesté des arbres et l’essence même de cette aventure spirituelle. Seules les images manquent : tout le reste est là pour vous transporter. En complément, nous avons également publié un second livre qui, avec un peu moins de détails mais toutes les informations essentielles, décrit le parcours global du Puy-en-Velay à St Jean-Pied-de-Port. À vous de choisir votre parcours. . |
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Si vous ne voulez que consulter les logements de l’étape, allez directement au bas de la page.
L’étape du jour se passe dans le causse de Limogne, qui fait aussi partie du Parc naturel régional des Causses du Quercy. On quitte le Lot verdoyant pour prendre contact avec l’aridité du causse. Dans ce royaume de la pierre et des chênes, les truffes poussent parfois ici au pied des dolmens. Aujourd’hui le parcours décide de faire faux bond au Lot, file vers le Sud du département du Lot. Ici pas de montagnes à l’horizon, que la majesté du causse.
Le patrimoine vernaculaire est présent partout sur l’étape. La campagne est truffée de murets de pierre sèche au bord des chemins, appelés ici “cayrous”, plus nombreux que les “caselles” ou “gariottes” que vous connaissez maintenant bien. Comme pour les caselles, les cayrous ont comme origine l’épierrement des champs pour permettre l’ensemencement. Mais ces pierres servirent aussi à dresser de curieux villages de pierres plates. Près des points d’eau apparaissent de curieux lavoirs, appelés “lavoirs à papillons”, utilisés pour le lavage du linge jusqu’au XXème siècle. On ne saurait aussi passer sous silence les magnifiques pigeonniers, qui rivalisent de style et de composition. Autrefois appelés colombiers, ils servaient à attirer les pigeons, qui fournissaient de précieux engrais. Posséder un pigeonnier était le signe extérieur de la richesse. Mais voilà, le temps a passé. De nombreux pigeonniers et de nombreuses constructions en pierre sèche sont à l’abandon ou dans un état sérieux de délabrement. C’est aussi ce qui fait le charme du causse. Ici, pas de gros villages, mais des îlots de maisons regroupées, que l’on nomme ici mas. Il y a plus d’une dizaine de tels hameaux dans la région.
Ici encore, ces dernières années, on a modifié le parcours près de Gaillac. Mais c’est une modification mineure, qui ne fait qu’ajouter un kilomètre, que l’on dira inutile, au parcours précédent.
Difficulté du parcours : Les dénivelés (+402 mètres/-241 mètres) sont tout à fait raisonnables, mais l’étape est courte. Comme il est souvent l’usage sur le Chemin du Compostelle, les cités étapes sont dans la plaine et le chemin se perd sur les hauts. L’étape du jour ne fait pas exception. Il faut sortir de la plaine du Lot et grimper pour arriver sur le causse. Par la suite, le parcours ondule en montagnes russes, sans grosses difficultés.
État du GR65 Voici une étape où on marchera autant sur le goudron que sur les chemins :
- Goudron : 9.0 km
- Chemins : 9.4 km
Parfois, pour des raisons de logistique ou de possibilités de logement, ces étapes mélangent des parcours opérés des jours différents, ayant passé plusieurs fois sur la Via Podiensis. Dès lors, les ciels, la pluie, ou les saisons peuvent varier. Mais, généralement ce n’est pas le cas, et en fait cela ne change rien à la description du parcours.
Il est très difficile de spécifier avec certitude les pentes des itinéraires, quel que soit le système que vous utilisez.
Pour les “vrais dénivelés”, relisez la notice sur le kilométrage sur la page d’accueil.
Section 1 : Un petit voyage autour de la boucle du Lot
Aperçu général des difficultés du parcours : en général de la pente douce jusqu’à Gaillac, sauf quelques raidillons courts avant la chapelle, à la sortie de Cajarc.
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Au départ de Cajarc, le parcours choisit de ne pas franchir le Lot. Il s’attarde au contraire sur sa rive, épousant paisiblement les méandres de la vallée à travers les prairies et les terres cultivées, dans une douce horizontalité qui contraste avec ce qui vous attend bientôt. |
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Sur le chemin de Compostelle, chacun l’apprend vite : les plaines ne sont qu’un répit, et tôt ou tard il faut gagner les hauteurs. Au bout des champs, un étroit sentier s’échappe entre les herbes et s’élève brusquement par un raidillon pierreux et desséché qui rejoint la route de Gaillac. |
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À mesure que l’on prend de la hauteur, le regard embrasse encore l’ancienne voie ferrée, aujourd’hui abandonnée, qui reliait jadis Figeac à Cahors. Plus bas, les barrages du Lot dessinent dans le paysage une présence saisissante. On imagine alors le temps où Cajarc prospérait au rythme du trafic fluvial, lorsque les gabares chargées de vin, de phosphates ou de bois glissaient lentement vers Cahors. Cette époque appartient désormais à la mémoire des lieux. La construction d’une centrale hydroélectrique a mis un terme à cette navigation autrefois florissante. Le niveau des eaux fut relevé par un barrage construit en aval de l’entrée d’un tunnel qui permettait jadis aux embarcations de couper un vaste méandre du Lot. |
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Plus haut, le chemin, toujours résolu dans son ascension, rejoint finalement la route. |
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Presque aussitôt surgit, dominant la vallée et le cours du Lot, la chapelle de la Madeleine, plus familièrement appelée la Capelette de Cajarc. Associée à une léproserie fondée au XIIIe siècle, elle offrait jadis refuge et assistance aux voyageurs et pèlerins engagés dans la traversée du causse. |
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À proximité de la chapelle, près de l’aire de pique-nique, le GR65 quitte la route principale et emprunte une petite voie qui descend en direction d’Andressac. |
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La route poursuit ensuite sa course vers Andressac, lovée dans l’une de ces innombrables boucles dont le Lot semble avoir fait sa signature. Les portions rectilignes y sont si rares qu’on pourrait presque les compter sur les doigts d’une main. Hélas, cette section du parcours ne compte guère parmi les plus inspirantes. Toujours sur le goudron, le marcheur traverse successivement des alignements de villas discrètes, des lotissements anciens puis plus récents, sans véritable caractère, comme les faubourgs ordinaires d’un Cajarc étiré hors de ses murs. |
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Au terme de la descente, la route retrouve la vaste plaine alluviale où le Lot déroule tranquillement son cours. |
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S’ouvre alors la traversée, quelque peu monotone, de la zone industrielle d’Andressac, étirée sur toute la longueur de la plaine. |
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Il faut accepter ce passage sans éclat avant de retrouver plus loin un paysage plus attachant. Très vite, le clocher de Gaillac apparaît au-dessus des collines, comme un repère annonçant des horizons plus séduisants. |
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La route s’approche alors des vestiges de l’ancien pont, dont les piles demeurent encore debout, témoins silencieux d’un autre temps. |
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Quelques pas plus loin, le Lot fait paisiblement rouler ses eaux aux reflets bleu-vert sous le nouveau pont. |
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Depuis cet ouvrage, l’église de Gaillac se laisse apercevoir à quelques encablures seulement, blottie dans un amphithéâtre de collines. Jadis, après avoir franchi la rivière, il suffisait de suivre la route longeant les berges en pente douce jusqu’aux premières maisons du village. Mais les concepteurs du chemin en ont aujourd’hui décidé autrement. Soucieux d’éloigner autant que possible les marcheurs des routes départementales, ils ont imaginé un détour d’environ un kilomètre afin de permettre aux pèlerins de découvrir les charmes de Gaillac. Beaucoup, ayant étudié attentivement leur carte avant le départ, savent pourtant que le parcours retrouve plus haut son tracé initial et se montrent peu enclins à ce crochet supplémentaire. Mais puisque notre rôle est de suivre fidèlement l’itinéraire balisé, nous emprunterons, nous aussi, ce détour vers Gaillac.
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Sur ce détour, une petite route semble d’abord revenir sur ses pas. Elle s’insinue au pied des falaises, longeant la rivière dans l’ombre fraîche des parois rocheuses qui dominent le paysage. |
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Plus loin, la chaussée dessine une ample courbe pour revenir vers le village. Le cheminement se déroule alors au milieu d’une campagne généreusement boisée, où les feuillus mêlent leurs frondaisons aux nombreux noyers qui prospèrent dans cette vallée. |
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La pente se redresse progressivement, flirtant avec les 10 %, et oblige le marcheur à fournir un dernier effort avant d’atteindre les premières maisons. Dans cette campagne paisible, l’approche du village se fait lentement, au rythme de la montée. |
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Sur les hauteurs, les habitations s’égrènent avec discrétion. Souvent modestes dans leurs proportions, ces maisons de pierre semblent s’être installées là sans ostentation, en harmonie avec le relief et les terres qui les entourent. |
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La route traverse ensuite un village assez étendu. Elle passe devant l’église, édifice sobre auquel il faut reconnaître davantage de simplicité que de caractère architectural. |
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Le village conserve néanmoins un témoin remarquable de son passé : le château de Salvagnac-Cajarc. Derrière son allure austère se cache une histoire ancienne, puisque ses origines remontent au XIIIe siècle. Profondément remanié au fil du temps, il a peu à peu perdu sa vocation défensive pour devenir une demeure d’habitation. |
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Quelques massifs fleuris apportent des touches de couleur et de gaieté à l’ensemble. Le village demeure cependant partagé en deux par la route départementale qui le traverse de part en part, imposant sa présence au cœur même du village. |
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Section 2 : Un causse, comme on les aime
Aperçu général des difficultés du parcours : des pentes, souvent à plus de 10% pour monter sur le causse (près de 150 mètres de dénivelé en un peu plus d’un kilomètre), puis vallonnements sans importance.
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Le GR65 quitte alors le village en descendant vers la route départementale qu’il traverse avant de retrouver l’ancien tracé du chemin et de remonter vers l’autre partie du bourg. À chacun de juger si ce détour mérite l’effort supplémentaire. Pour notre part, l’intérêt nous paraît bien mince. |
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Dans ce quartier du village, les maisons affichent une allure plus modeste que celles aperçues de l’autre côté de la route. Elles ont conservé quelque chose de plus rural, de plus authentiquement paysan, comme si la campagne n’avait jamais tout à fait cessé d’habiter leurs murs. |
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À la sortie des dernières habitations, un large chemin de terre s’éloigne en pente presque imperceptible à la lisière du sous-bois. Parmi les essences qui bordent le chemin, l’érable de Montpellier, reconnaissable à ses feuilles trilobées, se rencontre ici en abondance. |
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Peu à peu, le chemin s’approche de la forêt de Pech Bézet, véritable porte d’entrée du causse. Le paysage change subtilement de nature : la campagne s’efface derrière une ambiance plus minérale, plus austère aussi, annonçant déjà les grands espaces calcaires qui attendent le marcheur. |
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Alors commence la montée. Sans un mot, sans un répit, le chemin gagne de l’altitude. Large mais très caillouteux, il serpente en lacets serrés à travers la pente. C’est un authentique chemin de causse, rude et sans artifice, qui impose son rythme à celui qui l’emprunte. |
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Par endroits, le sol ressemble à un pavage naturel de schistes polis par des siècles de passages. Ailleurs, la poussière chaude s’élève sous les pas et semble retenir dans la pierre toute la chaleur du soleil. Ici, la terre respire l’aridité et la lumière. |
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La végétation se fait discrète mais tenace. Quelques buis épars, des cornouillers plus nombreux, des genévriers accrochés aux pentes, des herbes folles et parfois quelques touffes de lavande sauvage animent les rocailles. Pourtant, ce sont les chênes qui règnent presque sans partage. Droits et serrés les uns contre les autres, ils composent l’essentiel du paysage forestier. Certains, vieillissants, tordent leurs silhouettes noueuses au-dessus du sentier et balancent leurs branches décharnées dans le vent. Charme, érable champêtre et érable de Montpellier complètent cette sobre assemblée végétale propre aux causses du Quercy. |
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Il faut reconnaître que l’ascension du causse n’a rien d’une formalité. Depuis les rives du Lot, à quelque 150 mètres d’altitude, le pèlerin doit gagner les plateaux qui culminent ici autour de 340 mètres. Le dénivelé n’est jamais spectaculaire, mais il se fait sentir à force de persévérance. Par endroits, le sol ocre se montre presque lisse ; le plus souvent, il est hérissé de pierres calcaires aux arêtes vives. Sous les semelles, les cailloux roulent sans cesse, ajoutant leur petite difficulté à la montée. |
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Sous les pas, le chemin pierreux s’élève avec obstination entre les racines et les cailloux blanchis par le temps. Il s’enfonce bientôt sous une véritable voûte végétale où les branches, inclinées les unes vers les autres, semblent vouloir se rejoindre au-dessus du marcheur. Les troncs noueux, habillés de mousses et de lichens, dessinent de part et d’autre une haie sauvage qui tamise la lumière sans jamais l’étouffer. Rien ne vient troubler le silence de ce passage forestier, sinon le murmure du vent dans les ramures. L’air y porte les senteurs mêlées de terre humide, de bois vivant et de mousse, offrant au pèlerin quelques instants de fraîcheur et de solitude avant les étendues plus ouvertes du causse. |
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Le chemin finit par s’arracher à l’étreinte de la forêt et débouche soudain sur les hauteurs du causse. L’espace s’ouvre alors de toutes parts, vaste et lumineux, comme une récompense offerte au marcheur après les efforts de l’ascension. |
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Il est des lieux où la magie agit sans prévenir, où la lumière, le ciel et le paysage s’accordent dans une harmonie parfaite. Plus encore lorsque l’on atteint ces hauteurs après une longue montée. Le souffle se suspend un instant, le temps semble ralentir, et le regard se perd dans l’immensité de ces landes ondulantes où les boisements s’éloignent jusqu’à se fondre dans un horizon sans limite. C’est l’un de ces paysages qui invitent moins à avancer qu’à contempler. |
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Le chemin poursuit alors sa course presque à plat, se faufilant au milieu des terres du causse et longeant les murets qui en dessinent les parcelles depuis des générations. |
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De magnifiques murs de pierres sèches, patiemment assemblés par la main des hommes, bordent le sentier. La mousse y a tissé au fil des années un épais manteau vert qui adoucit la rudesse de la pierre. Sous l’ombre légère des chênes et des érables de Montpellier, ces ouvrages modestes participent pleinement au charme intemporel du paysage. |
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Puis le chemin abandonne à regret ce décor enchanteur pour rejoindre un peu plus loin une route goudronnée. |
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Le ruban d’asphalte accompagne alors le marcheur sur plus d’un kilomètre. Il ondule doucement à travers le plateau en une succession de faux-plats et de légères montagnes russes. La montée se poursuit encore quelque temps jusqu’aux environs du Pech Niol, point culminant du secteur à près de 370 mètres d’altitude. Dans les prés voisins, les vaches Aubrac lèvent parfois la tête au passage de ces étranges créatures chargées de sacs à dos qui traversent leur territoire. |
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La beauté du causse demeure intacte, même si le goudron remplace désormais la terre et les pierres sous les semelles. L’horizon reste vaste, la lumière toujours aussi généreuse, et les grands espaces conservent leur pouvoir de séduction. |
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Par endroits, d’importantes plantations de sapins blancs bordent la route. Leur silhouette sombre et régulière contraste avec les essences locales et apporte au paysage une note presque inattendue, tant cette présence résineuse paraît étrangère à l’identité naturelle du causse. |
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Ici, les villages se font rares et l’élevage semble être la seule véritable occupation humaine. Dans quelques prés maigres que la forêt a bien voulu épargner, vaches et moutons paissent paisiblement, livrés à eux-mêmes dans une tranquillité absolue. Bien que le plateau de l’Aubrac soit désormais loin derrière, les robustes Aubrac continuent de régner sur ces terres calcaires. Leur silhouette fauve, leurs yeux soulignés de noir et leurs longues cornes dessinent l’une des images les plus emblématiques de ces paysages ouverts. |
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Section 3 : Dans le patrimoine vernaculaire du causse de Limogne
Aperçu général des difficultés du parcours : parcours sans aucune difficulté.
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La route poursuit son cheminement à travers le causse, glissant d’un muret à l’autre, d’un bouquet d’arbres à une clairière, jusqu’à rejoindre un chemin qui s’incline vers le Mas de Jantille. À l’embranchement se dresse une élégante croix de pierre du milieu du XVIIIeᵉ siècle, sentinelle silencieuse veillant depuis des générations sur les voyageurs de passage. |
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Partout sur le parcours, les pèlerins ont laissé leurs marques. Coquilles, croix, pierres empilées ou simples messages témoignent du passage de ceux qui les ont précédés. Les signes religieux jalonnent le chemin comme autant de repères spirituels dans le paysage du causse. Le chemin descend alors doucement entre les murets de pierre sèche qui accompagnent sa course. |
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Devant le regard du marcheur apparaissent peu à peu les nombreux mas disséminés dans les collines. Ces modestes hameaux semblent émerger de la pierre elle-même, posés avec discrétion dans les ondulations paisibles du relief.
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Le chemin atteint bientôt le Mas de Jantille, blotti sous l’ombre généreuse des noyers. Quelques solides maisons de pierre y composent un ensemble modeste mais harmonieux, profondément enraciné dans son terroir. |
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Un large chemin herbeux prend ensuite le relais et poursuit sa descente entre les haies, les murets et les talus calcaires. Les mousses s’accrochent aux pierres tandis que la bruyère colore par endroits les bordures du sentier. À la moindre alerte, les lézards filent entre les fissures du calcaire avec une rapidité fulgurante, comme de petites ombres vivantes animant les marges du chemin. |
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Le chemin blanc serpente alors à travers le causse comme un fil déposé entre les collines. Rien ne vient troubler la quiétude de ce paysage. Aucun village n’apparaît encore à l’horizon, aucun bruit ne rompt le silence de cette campagne baignée de lumière. Entre les haies, les prairies et les boisements épars, le sentier semble se perdre dans l’immensité tranquille du plateau. Tout ici évoque l’espace, la lenteur et cette sérénité propre aux causses quercynois, où la pierre, l’herbe et le ciel semblent avoir conclu une alliance ancienne. |
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Puis survient l’une des haltes les plus appréciées de cette étape : un point d’eau devenu au fil des ans un véritable lieu de rassemblement pour les pèlerins. Pour celui qui marche depuis plusieurs heures sous le soleil, l’apparition de cette source relève presque du miracle. Le bonheur se lit aussitôt sur les visages : enfin de l’eau fraîche pour remplir une gourde souvent déjà bien légère. Une petite buvette accueille également les marcheurs, attirés autant par la fraîcheur des boissons que par les rencontres qu’elles favorisent. Au-dessus des tables flottent au vent des guirlandes de coquilles et de petits drapeaux multicolores qui évoquent les places de village en fête d’Amérique latine. |
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À quelques pas de là, à l’ombre bienveillante des chênes et protégé par un petit muret de pierre, se niche un étonnant « lavoir à papillons ». Avant l’arrivée des machines à laver, les lavoirs constituaient un élément essentiel de la vie quotidienne. Sur le causse de Limogne, cet étang et son lavoir apparaissent aujourd’hui comme un mirage venu d’un temps. Plusieurs fois par an, les femmes du pays s’y retrouvaient pour la grande lessive. Après avoir fait bouillir le linge à la maison dans l’eau mêlée de cendre afin de le blanchir, elles transportaient ici draps et vêtements. Commençaient alors de longues heures de travail rythmées par les conversations, les rires et parfois les confidences. Les pierres disposées face à face, donnant au lavoir sa forme caractéristique de papillon, permettaient aux lavandières de s’accouder tout en bavardant pendant leur tâche. Aujourd’hui, les voix se sont tues depuis longtemps. Seules les carpes du bassin ont pris la relève des anciennes ménagères. Quant à l’eau verdâtre de l’étang voisin, animée au printemps par le concert des crapauds, elle conserve encore une part du mystère qui enveloppe ces lieux. Ces dernières années, même les carpes semblent avoir préféré migrer du « bassin à papillons » vers l’étang voisin. |
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Tout près d’ici se trouve St Jean-de-Laur, petit village d’environ deux cents habitants, remarquable par ses maisons de pierre blonde et ses pigeonniers caractéristiques. La présence de dolmens et de tumulus rappelle que ces terres furent occupées dès les temps préhistoriques. Pourtant, comme dans bien des régions rurales du Quercy, la population s’est progressivement retirée. Les mines de phosphates se sont tues, les vignobles ont disparu, et seuls subsistent aujourd’hui l’élevage ovin et la culture de la truffe pour perpétuer une part de l’activité traditionnelle. Le GR65, cependant, ne traverse pas le village. Il poursuit sa route sur une petite départementale en direction du Mas de Mathieu puis du Mas del Pech. |
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La route traverse alors ces hameaux épars qui semblent n’être que quelques maisons rassemblées autour d’une cour ou d’un ancien puits. Ici, la pierre règne sans partage, donnant aux constructions une unité et une sobriété parfaitement accordées au paysage. |
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Par endroits apparaissent aussi de plus vastes demeures, soigneusement dissimulées derrière les arbres et les jardins clos. À peine devinées depuis la route, elles ajoutent une touche d’élégance discrète à ces campagnes où la richesse s’est toujours exprimée avec retenue. |
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Plus loin, le GR65 s’abandonne à la douceur du causse et musarde longuement sur un chemin qui semble hésiter entre la pierre et l’herbe. Sous la protection des chênes, parmi les érables champêtres et les érables de Montpellier, il déroule son ruban irrégulier au milieu de bouquets de cornouillers qui bordent le chemin de leurs feuillages denses. Rien ne presse ici ; le paysage impose son rythme lent, celui des grands espaces ruraux façonnés par le temps plus que par les hommes. |
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Des feuillus modestes aux silhouettes parfois tourmentées, des murets de pierre qui s’étirent jusqu’à perdre le regard, des prairies discrètes où l’activité humaine semble se contenter de l’essentiel : tel est le décor qui accompagne le marcheur. La pierre est partout. Elle compose ces magnifiques murets de pierre sèche, les cayrous comme on les nomme ici, véritables lignes de force du paysage, dressées telles des sentinelles silencieuses le long des chemins. Mais elle est aussi l’âme des caselles, ces petites cabanes de pierre aux formes rondes ou trapues, souvent abandonnées aujourd’hui, qui racontent encore la vie laborieuse des générations passées. |
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Et partout apparaissent ces amas de pierres, soigneusement ordonnés ou simplement entassés au bord des parcelles. Depuis des siècles, les paysans extraient inlassablement du sol ce calcaire omniprésent afin de gagner quelques mètres de terre cultivable. Chaque champ semble ainsi témoigner d’un combat patient entre l’homme et la roche. Çà et là, quelques céréales parviennent à pousser sur cette terre avare. Dans la chaleur du jour, les mouches deviennent les compagnes obstinées du marcheur solitaire, bourdonnant autour de lui comme pour rappeler que la vie persiste jusque dans les paysages les plus austères. |
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Partout éclate la beauté rude et sauvage des causses. Leur nom lui-même semble hésiter entre la chaleur du soleil et la rudesse de la pierre, tant ces deux éléments façonnent leur identité. Le calcaire affleure sans cesse à la surface : dans les champs, sur les chemins, dans les murets et jusque dans les maisons. Ici, l’eau ne demeure jamais longtemps. Elle disparaît presque aussitôt dans les profondeurs fissurées du sous-sol, laissant derrière elle des terres maigres et exigeantes. Les moutons se contentent souvent d’une végétation rase qui évoque par endroits une véritable steppe. Les bovins bénéficient parfois de conditions plus favorables et occupent quelques pâturages plus généreux, enchâssés entre les futaies de chênes qui ponctuent le plateau. Ainsi va la vie sur les causses : sobre, discrète, mais profondément accordée à cette nature de pierre, de lumière et de vent. |
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Section 4 : D’un “Mas” à l’autre
Aperçu général des difficultés du parcours : parcours sans aucune difficulté.
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Le chemin quitte alors progressivement le sous-bois pour gagner Mas des Bories. |
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Au pied du village, c’est encore le Moyen-âge qui subsiste au bord du chemin, avec le patrimoine vernaculaire, autrement dit le petit patrimoine, celui qui rassemble des richesses souvent délaissées, dont l’usage se perd avec le temps. Qui se servirait encore de ce « lavoir à papillons » dont le calcaire s’est érodé avec le temps et s’est couvert de champignons ? Que ferait-on de cette pompe à eau rouillée que personne ne pourrait sans doute encore actionner ? |
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Qui oserait encore aller tremper ces pieds dans l’eau croupie de l’étang si ce ne sont les crapauds à la fin du printemps ?
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Au village, magnifiques pigeonniers, maisons de pierre, basses et presque aplaties, égayent le paysage. Il y a quelques années, on reconstruisait le four à pain communal. Il est des hameaux qui dépérissent moins que les autres. Les maisons vieillissent mais ne meurent pas grâce aux bons soins des hommes. Le hameau est désert, mais la vie, on la devine. Ici, devant une porte s’étale le nécessaire pour la traite des chèvres : un entonnoir à gros goulot, l’écumoire, des seaux en pagaille. |
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Vous quittez alors le Mas des Bories et sa croix. Les croix, que ce soient des calvaires, des croix de mission ou des croix de repère, voire des oratoires sont autant de repères, religieux ou non, pour le voyageur sur le chemin. Ici vous êtes à 6 km de Limogne-en-Quercy.
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Depuis le Mas de Bories, le GR65 reprend sa marche en une douce descente sur une petite route goudronnée. De chaque côté, les haies mêlent leurs rameaux d’églantiers, de cornouillers et de ronces, formant une bordure sauvage où s’épanouit une nature libre. Les buis, autrefois abondants sur ces terres calcaires, se font désormais rares. Les ravages de la pyrale ont laissé derrière eux des silhouettes desséchées qui témoignent discrètement des bouleversements récents du paysage. |
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Comme partout sur les causses, les cornouillers tiennent ici une place particulière. Ils sont, en quelque sorte, les mimosas du Quercy. Lorsque revient le printemps, ils illuminent les chemins de leurs floraisons légères et annoncent le grand réveil de la nature. C’est la saison où les randonnées retrouvent leurs adeptes, lorsque les arbres et les buissons se parent d’une infinité de verts tendres et lumineux. D’autres préféreront les couleurs flamboyantes de l’automne ou les longues journées estivales, lorsque la lumière écrase les paysages et que les fleurs ont déjà cédé la place aux fruits et aux graines de la saison suivante. |
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La route poursuit son cours sous la protection des arbres. Au détour d’un virage apparaissent parfois d’anciennes granges de pierre dont il est bien difficile de deviner l’usage actuel. Servent-elles encore aux travaux agricoles ou ne sont-elles plus que les gardiennes silencieuses d’un passé révolu ? Nul ne le sait vraiment. Sous les feuillus qui les abritent, elles semblent suspendues entre réalité et souvenir, offrant au regard du marcheur une présence à la fois familière et mystérieuse. |
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Parfois, quelques passionnés s’emploient encore à restaurer les vieux murets de pierre sèche. Ils perpétuent ainsi un savoir-faire qui a façonné le paysage. Ces interminables lignes de pierre furent élevées, bloc après bloc, principalement au XIXe siècle, lorsque le Lot comptait près du double de sa population actuelle. À cette époque, chaque parcelle gagnée sur la forêt représentait une richesse précieuse. On extrayait inlassablement les pierres du sol afin d’agrandir les terres cultivables et les pâturages. Chaque mètre carré conquis promettait quelques épis supplémentaires ou un peu d’herbe pour le bétail. Puis vint le déclin de la petite agriculture et l’exode vers les villes. Les campagnes se vidèrent peu à peu, laissant la forêt reconquérir les espaces autrefois travaillés. Aujourd’hui, les murets demeurent les derniers témoins de cette aventure humaine. Certains résistent encore fièrement ; d’autres s’affaissent sous l’assaut du lierre, des mousses, des ronces et des intempéries. Ils continuent pourtant d’apporter au paysage ce supplément d’âme qui fait le bonheur des marcheurs et de ceux qui restent profondément attachés à leur terre. |
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Après environ un kilomètre de route, le GR65 retrouve avec bonheur l’ombre des sous-bois du causse. Ici, tout évoque la sécheresse. La pierre affleure partout et l’eau se fait discrète. Les ruisseaux sont rares, les rivières absentes. Le plateau semble vivre au rythme d’une soif ancienne, que seules les pluies viennent parfois apaiser avant que l’eau ne disparaisse à nouveau dans les profondeurs du calcaire. |
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Un étroit sentier forestier s’élève d’abord avec une certaine rudesse avant d’adoucir progressivement sa pente sous le couvert des arbres. Le sol, pierreux et souvent affleurant, rappelle à chaque pas que le causse n’accorde jamais rien sans effort. Sur ces dalles calcaires brûlées par le soleil et ces terres maigres prospère pourtant toute une végétation adaptée à la sécheresse : genévriers, troènes, genêts, cornouillers sauvages et autres arbustes frugaux qui ont appris depuis longtemps à tirer parti du moindre souffle d’humidité. Quant aux lichens et aux mousses, ils semblent avoir entrepris de conquérir tout ce qui est minéral. Ils habillent les rochers, envahissent les vieux murets et vont parfois jusqu’à draper les troncs eux-mêmes de leurs teintes vertes et argentées. |
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Peut-on imaginer couche plus douce que ces épais tapis de mousse que la nature déroule au pied des chênes ? Leurs troncs élancés, droits comme un jeu de mikados géants abandonné par quelque démiurge facétieux, s’élèvent vers la lumière en composant une forêt à la fois sobre et élégante. |
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Le chemin s’enfonce alors sous l’ombre fraîche du sous-bois, comme aspiré dans une véritable cathédrale de verdure. De part et d’autre, les murets de pierre sèche disparaissent peu à peu sous un épais manteau de mousse tandis que les jeunes feuillus entrelacent leurs branches au-dessus du sentier. Les érables et les chênes composent ici une voûte légère qui filtre la lumière sans jamais la retenir tout à fait. |
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Sous les pas, la terre caillouteuse serpente entre les racines et les affleurements calcaires. Le regard suit naturellement ce chemin qui se faufile dans une végétation généreuse et silencieuse. On avance alors dans une sorte de tunnel végétal où chaque courbe, chaque trouée de lumière semble promettre la découverte d’un nouveau paysage. Durant quelques instants, le marcheur oublie la rudesse du causse pour ne plus goûter que la paix profonde de cette forêt lumineuse. |
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Peu à peu, le chemin s’extrait de la fraîcheur du sous-bois. Les arbres s’espacent, la lumière reprend ses droits et les premières prairies réapparaissent entre les bosquets. Après l’intimité de la forêt, le paysage s’ouvre à nouveau et retrouve les vastes respirations caractéristiques des causses. |
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Çà et là apparaissent des plantations de chênes truffiers. Les connaisseurs les reconnaissent aisément à la marque laissée par le mycélium au pied des arbres : une zone plus sombre, presque nue, où la végétation peine à pousser. Limogne-en-Quercy figure parmi les hauts lieux de la trufficulture lotoise. |
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Bientôt, les semelles retrouvent le goudron. Certes, le causse conserve toute sa beauté, mais l’asphalte introduit toujours une légère rupture dans le dialogue entre le marcheur et le paysage. La route descend quelque peu avant de remonter doucement vers le hameau du Mas de Dalat. |
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À l’entrée du village, une élégante croix de granit veille sur un carrefour depuis des générations. Autour d’elle s’assemblent de belles maisons de pierre dont les façades captent la lumière avec une chaleur particulière. Les nuances blondes ou grises du calcaire semblent parfois s’embraser sous le soleil. À côté de ces demeures anciennes subsistent quelques constructions plus récentes et plus fonctionnelles, rappelant que la vie continue de s’adapter aux exigences du temps présent. |
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Certaines propriétés affichent même avec une légitime fierté leur caselle dans un coin du jardin. Ces petites constructions de pierre sèche, emblématiques du causse, sont devenues au fil du temps bien davantage que de simples abris : elles incarnent une part de l’identité même du pays. |
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Au Mas de Dalat, pour la première fois depuis longtemps, le regard embrasse pleinement les étendues ouvertes du causse. L’horizon s’élargit, les reliefs s’adoucissent et les parcelles cultivées réapparaissent. Fait assez rare sur ces terres souvent maigres et pierreuses, quelques champs de céréales poussent ici. |
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Mais cette parenthèse ouverte sur le goudron est de courte durée. Très vite, le GR65 abandonne les abords du village pour retrouver son tracé traditionnel. Le chemin replonge alors dans l’univers familier des causses, entre murets de pierre sèche, chênes clairsemés et chemins où la roche affleure sans cesse sous les pas du pèlerin. |
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Le GR65 s’engage alors sur un sentier plus étroit, un chemin qui hésite entre la terre durcie par les passages et les éclats de calcaire qui affleurent partout sous les semelles. Il se faufile entre les murets de pierre sèche, frôle les hautes herbes et traverse une végétation parfois broussailleuse où les arbustes semblent vouloir reconquérir le passage. |
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Peu à peu pourtant, le causse perd un peu de sa magie sauvage. L’homme a laissé ici une empreinte plus visible, moins discrète que celle des anciens bâtisseurs de murets. Au-dessus du chemin apparaissent des installations d’élevage modernes ; des animaux sont abrités dans de vastes bâtiments de béton qui contrastent fortement avec l’harmonie minérale du paysage. Peut-être s’agit-il de porcs. |
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Mais il faut aussi rappeler que ces terres ne sont pas un décor figé. Elles vivent encore grâce à ceux qui les travaillent. Ici comme ailleurs, les paysans demeurent les véritables gardiens du causse. Non loin du chemin, une vieille caselle poursuit lentement son dialogue avec le temps, adossée à la pierre qui l’a vue naître. Dans la région de Cahors, on l’appelle plus volontiers une gariotte, mais quelle que soit l’appellation, elle demeure l’un des symboles les plus attachants de ces paysages façonnés par des générations d’hommes patients et obstinés. |
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Une petite route prend ensuite le relais et s’élève doucement en direction du Mas de Palat. |
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Le hameau apparaît bientôt, modeste et paisible. Quelques maisons de grès gris et de moellons calcaires s’y regroupent autour de la route, leurs façades portant les teintes sobres et harmonieuses des pierres du pays. |
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Au-delà des dernières habitations, la route redescend légèrement sous le village. Là, une ferme plus imposante semble régner sur les alentours. Dominant les prairies et les parcelles voisines, elle occupe la place du seigneur local, rappelant que, sur le causse, l’agriculture demeure encore aujourd’hui la véritable maîtresse des lieux. |
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Section 5 : Limogne-en-Quercy, au pays des truffes noires
Aperçu général des difficultés du parcours : eparcours sans aucune difficulté.
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Près d’une simple croix de métal dressée au bord du chemin, le GR65 retrouve ce qui fait l’âme profonde des causses. Les chênes reprennent possession du paysage, les cornouillers accompagnent le marcheur, et les interminables murets de pierre sèche réapparaissent de part et d’autre du sentier. Plus encore que les arbres ou les maisons, ce sont eux les véritables ambassadeurs de ces plateaux calcaires, les témoins silencieux d’un patient dialogue entre l’homme et la pierre. |
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Le long du parcours se succèdent figuiers, noyers et prunelliers sauvages. Tous semblent avoir trouvé leur place dans cet environnement austère. Les noix, bien protégées par leur coque, résistent aux tentations du marcheur. Pour les figues et les prunelles, il faut surtout avoir la chance de passer à la bonne saison. Si les pruniers sauvages sont présents sur le causse de Limogne, ils restent toutefois moins nombreux que sur les terres plus méridionales du causse de Rocamadour. |
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Le chemin poursuit alors ses ondulations discrètes au gré des petits vallonnements du plateau. Il serpente entre creux et légères bosses sous le couvert des arbres. D’abord étroit et tapissé d’herbe, il s’élargit peu à peu pour devenir un chemin plus minéral, où la pierre reprend progressivement ses droits. Partout, les mousses épaisses habillent les vieux murets, leur donnant des allures de ruines enchantées surgies d’un autre âge. |
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Comme souvent sur les causses, le silence règne en maître. Aucun bruit ne trouble vraiment la marche, sinon le souffle du vent dans les feuillages ou le chant furtif d’un oiseau invisible. Cette quiétude accompagne le pèlerin jusqu’aux abords de Limogne-en-Quercy, dont il n’est plus désormais séparé que par quelques kilomètres. |
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Alors se perpétue le grand défilé du patrimoine caussenard. Les murets moussus se succèdent sans fin, tandis que les gariottes apparaissent au détour d’un bois, au bord d’une parcelle ou dissimulées dans les broussailles. Certaines tiennent encore fièrement debout ; d’autres semblent lentement retourner à la pierre dont elles sont issues. Ici, le patrimoine vernaculaire n’est pas un élément du décor : il est le paysage lui-même. Chaque mur, chaque cabane, chaque pierre raconte à sa manière des siècles de vie rurale. |
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Puis, peu à peu, l’espace s’élargit. Les arbres se font moins pressants et la lumière gagne du terrain. Le chemin devient plus large, plus ouvert, tandis que les murets prennent de l’ampleur et de la hauteur, comme si le causse voulait offrir une dernière démonstration de son savoir-faire avant l’approche du village. |
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Peu après, le GR65 rejoint un sentier botanique aménagé à travers les derniers paysages du causse. Cette agréable parenthèse offre au marcheur une occasion supplémentaire de mieux comprendre la richesse discrète de cette nature que l’on traverse parfois sans toujours la regarder. |
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Entre les grands murets de pierre sèche qui encadrent le parcours, il devient possible d’identifier plus précisément les arbres et les arbustes rencontrés tout au long de l’étape. Chênes pubescents, érables de Montpellier, charmes, cornouillers, prunelliers ou genévriers composent ce patient inventaire végétal qui raconte à sa manière l’identité profonde des causses du Quercy. |
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Sur cette large allée empreinte de charme et de sérénité, le chemin avance désormais d’un pas assuré vers Limogne-en-Quercy. La lumière joue dans les feuillages, les murets s’étirent encore entre les arbres, et le marcheur savoure les derniers instants de cette immersion dans les paysages caussenards. |
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Après avoir traversé un vaste espace arboré, le chemin atteint finalement les abords du village. Les premières maisons apparaissent peu à peu, annonçant la fin de cette longue traversée des plateaux calcaires. |
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La route départementale coupe le village en son milieu. Elle longe le gîte communal, passe devant le monument dédié aux habitants disparus, puis conduit naturellement vers le cœur du village où se concentrent commerces, cafés et services. Après les longues heures de solitude sur les chemins, le retour à l’animation d’une petite cité rurale apporte un contraste bienvenu. |
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Limogne-en-Quercy compte aujourd’hui moins de huit cents habitants. Pourtant, sa renommée dépasse largement les frontières du canton. Bien sûr, les pèlerins de Saint-Jacques y font étape depuis des siècles, mais ils ne sont pas les seuls à fréquenter la petite bourgade. Les amoureux des paysages du causse viennent y chercher l’authenticité d’un territoire préservé. Surtout, Limogne demeure l’un des hauts lieux de la truffe noire du Quercy. De décembre à mars, puis de juin à août, le marché aux truffes anime régulièrement le village et attire producteurs, restaurateurs et amateurs éclairés. Dans ce domaine, la concurrence locale porte un nom : Lalbenque, situé un peu plus au sud sur le chemin, et considéré par beaucoup comme la capitale de la truffe du Quercy. Quant au dimanche, il appartient au marché traditionnel, qui continue de faire vivre le cœur du village au rythme des rencontres, des produits du terroir et des conversations sous les platanes. |
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Logements sur la Via Podiensis
- Chambres d’hôtes Delvit, 618 Ch. de la Route Vieille, Pech d’Andressac ; 06 24 11 11 69 ; d’hôte, petit déj., cuisine
- Chambres d’hôtes Escarrié, Chemin de la Rivière, Gaillac; 06 41 80 37 72/06 56 89 00 47 ; d’hôte, repas, petit déj.
- Gîte La Grange du Marcheur, 162 Chemin du Château, Gaillac; 06 74 93 77 20/06 19 85 60 08 ; Gîte, repas, petit déj.
- Les Chambres du Chat, 813 Chemin d’Ebral, Gaillac; 06 58 27 01 09 ; d’hôte, repas, petit déj.
- Gîte Au Chemin Partagé, Place de l’Église, St Jean-de-Laur ; 06 10 36 07 20 ; Gîte, repas, petit déj., cuisine
- Gîte La Maisonnette, 149 Route de Cajarc, St Jean-de-Laur ; 06 03 27 60 91 ; Gîte, petit déj., cuisine
- Chambres d’hôtes Arenas, Mas Delpech; 05 65 11 46 95/06 21 09 60 61 ; d’hôte, repas, petit déj.
- Chambres d’hôtes La Hulotte**, Mas de Games; 05 65 31 58 51/06 17 38 84 47 ; d’hôte, repas, petit déj.
- Gîte du Cartographe, Mas de Gascou; 06 75 37 35 49 ; Gîte et Ch. d’hôte, repas, petit déj.
- Chambres d’hôtes La Hulotte**, Mas de Games; 05 65 31 58 51/06 17 38 84 47 ; d’hôte, repas, petit déj.
- Camping Bel-Air**, 311 Rue de la Piscine, Limogne-en-Quercy; 06 79 23 30 99 ; Gîte, repas, petit déj., cuisine
- Gîte La Maison en Chemin, 99 Rue de Lugagnac, Limogne-en-Quercy; 05 65 23 24 41/06 85 37 20 59 ; Gîte, repas, petit déj.
- Gîte Au Bon Marché, 8 Rue du Grainetier, Limogne-en-Quercy; 06 95 19 40 18 ; Gîte, repas, petit déj.
- Gîte communal, Route de la Halle, Limogne-en-Quercy; 06 12 84 86 47 ; Gîte, cuisine
- Gîte A l’Omre des Tilleuls, 110 Rue de Lescure, Limogne-en-Quercy; 06 82 93 24 36 ; Gîte, petit déj., cuisine
D’année en année, le Chemin de Compostelle se transforme, se réinvente au gré des saisons et des pas des pèlerins. Certains hébergements ferment leurs portes tandis que d’autres, modestes ou inattendus, voient le jour. Il serait dès lors illusoire de prétendre en établir une liste immuable et exhaustive. Celle-ci ne recense que les logements situés directement sur l’itinéraire ou à moins d’un kilomètre de celui-ci. Cette sélection a été actualisée en 2026 ; elle ne devrait donc pas connaître de bouleversements majeurs dans les prochaines années. Pour qui souhaite aller plus loin, un seul ouvrage fait figure de référence incontournable : Miam Miam Dodo, aisément accessible en ligne. Ce guide, dont le mérite essentiel réside dans sa mise à jour annuelle, ne se limite pas aux hébergements du tracé strict, mais mentionne également des adresses en dehors du parcours, comme ressource précieuse lorsque l’affluence rend les étapes plus incertaines. On y trouve en outre une mine d’informations pratiques : bars accueillants, restaurants de passage et boulangeries providentielles, autant de haltes qui ponctuent le voyage. À cette cartographie traditionnelle s’ajoute désormais une présence devenue incontournable : Airbnb. Cette plateforme s’est imposée comme une référence majeure dans le paysage touristique, y compris dans les régions les plus discrètes ou les moins favorisées. Toutefois, comme chacun le sait, les adresses exactes n’y sont pas directement visibles, ce qui suppose une certaine anticipation. Car sur le Chemin, trouver un lit à la dernière minute relève parfois du hasard heureux. Mais le hasard, par nature, ne saurait constituer une stratégie. Il est donc vivement recommandé de réserver en amont. Enfin, lors de vos démarches, prenez soin de vous renseigner sur les possibilités de repas ou de petit-déjeuner : ces détails, en apparence anodins, peuvent grandement adoucir une étape.
Si l’on fait l’inventaire des hébergements, on ne compte qu’environ 90 lits avant Limogne et 85 lits à Limogne même. Or, le nombre de pèlerins sur la Via Podiensis oscille généralement entre 100 et 200 personnes par jour en pleine saison. La situation peut donc rapidement devenir tendue, en particulier lors des périodes de forte affluence ou lorsque le camping accueille de nombreux touristes. Il est vivement recommandé de réserver votre hébergement si vous prévoyez de faire étape à Limogne. À défaut, il faudra envisager de s’arrêter avant ou après le village. Cette solution n’est cependant pas toujours idéale, car les possibilités d’hébergement restent relativement limitées plus loin sur le parcours. Mieux vaut donc anticiper afin d’éviter de devoir prolonger inutilement la journée de marche à la recherche d’un lit disponible.
Ces itinéraires, qui serpentent à travers des territoires souvent peu densément peuplés, offrent peu de commerces. Les restaurants y sont rares, tout comme les épiceries, et celles-ci prennent souvent la forme de modestes dépôts de pain, proposant quelques légumes et produits laitiers. Il est toutefois possible de se restaurer peu en dehors du parcours à St Jean-de-Laur. Il y a un magnifique point d’eau, qui fait aussi buvette en saison au Mas de Jantille, et un autre point d’eau à St Jean-d-Laur. A l’arrivée, Limogne offre tout le confort, en restaurants et épiceries. Enfin, de nombreuses entreprises proposent des services de transport de bagages ou de rapatriement vers le point de départ. Parmi elles, une s’impose comme une référence incontournable : La Malle Postale.
N’hésitez pas à ajouter des commentaires. C’est souvent ainsi que l’on monte dans la hiérarchie de Google, et que de plus nombreux pèlerins auront accès au site.
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Etape suivante : Etape 17: De Limogne-en-Quercy à Vaylats |
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