Retour vers le Lot par un parcours qu’on dira peu flatteur
DIDIER HEUMANN, MILENA DALLA PIAZZA, ANDREAS PAPASAVVAS

Nous avons divisé l’itinéraire en plusieurs sections, pour faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent l’itinéraire, les pentes trouvées sur l’itinéraire et l’état du GR65. Les itinéraires ont été conçus sur la plateforme “Wikilocs”. Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire d’avoir des cartes détaillées dans votre poche ou votre sac. Si vous avez un téléphone mobile ou une tablette, vous pouvez facilement suivre l’itinéraire en direct.
Pour ce parcours, voici le lien:
https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-conques-a–le-haut-par-le-gr65-42542373
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Tous les pèlerins ne sont pas forcément à l’aise avec la lecture des GPS ou la navigation sur un portable, d’autant plus qu’il existe encore de nombreuses zones sans connexion Internet. C’est pourquoi, pour faciliter votre voyage, un livre dédié à la Via Podiensis du Puy-en-Velay à Cahors est disponible sur Amazon. Bien plus qu’un simple guide pratique, cet ouvrage vous accompagne pas à pas, kilomètre après kilomètre, en vous offrant toutes les clés pour une planification sereine et sans mauvaises surprises. Mais au-delà des conseils utiles, il vous plonge dans l’atmosphère enchanteresse du Chemin, capturant la beauté des paysages, la majesté des arbres et l’essence même de cette aventure spirituelle. Seules les images manquent : tout le reste est là pour vous transporter.
En complément, nous avons également publié un second livre qui, avec un peu moins de détails mais toutes les informations essentielles, décrit le parcours global du Puy-en-Velay à St Jean-Pied-de-Port. À vous de choisir votre parcours.
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Si vous ne voulez que consulter les logements de l’étape, allez directement au bas de la page.
Nous avons déjà quitté le Haut Rouergue et ses vallées verdoyantes pour la vallée du Lot, mais notre parcours est encore pour un jour dans le nord de l’Aveyron, au milieu des hêtres, des chênes et des châtaigniers. Les pentes boisées, les bocages et les herbages entrecoupés de ruisseaux font progressivement laisser leur place à des espaces plus ouverts avec des terres assez pauvres, où le charbon domine. Nous sommes toujours en Aveyron, longeant la vallée du Lot sur les hauteurs, direction ouest.
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Donnons ici un petit aperçu du département de l’Aveyron que nous traversons dans sa partie Nord. Après avoir passé l’Aubrac et la région du Vallon, où nous étions à Conques, aujourd’hui le parcours remonte la vallée pour redescendre sur le Bassin houiller de Decazeville. Puis il gagnera les Causses du Quercy via Livinhac et Cahors. Le pays de Conques, placé entre le bassin de Decazeville et la vallée du Lot, est un ségala dont les sols acides étaient synonymes autrefois de seigle, de châtaigniers et de landes. Depuis, les cultures ont progressivement évolué. L’enchevêtrement des couches géologiques, entaillées par le Lot et le Dourdou donne une grande variété de roches. Si les schistes et les granites composent l’intérieur de ce plateau ondulé, on voit aussi des calcaires et des grès qui créent des effets de rouge ou de jaune sur le vert des prairies. Dès lors, dans la région, les villages sont faits de schistes ou de granites gris, de grès rose ou de calcaire jaune. |
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Le bassin houiller de Decazeville fut l’un des principaux de France. Pendant la Grande Guerre, plus de 15’000 salariés y extrayaient le charbon, le produit d’accumulation et de fossilisation des déchets végétaux. Les mines datent de 1828, mines qui s’étendaient sur un périmètre de 50 kilomètres carrés. Au début des années 1960, le bassin minier connut une grève retentissante. Plus de 1500 mineurs restèrent plus de 2 mois au fond. La dernière mine fut fermée définitivement en 2001.
L’étape du jour est devenue plus ambiguë, car il y a deux parcours, le GR65 et le GR6, qui parfois se confondent, parfois s’entrecroisent. Ces dernières années, le GR65 et le GR6 se sont juste inversés !! Nous reviendrons dans un prochain chapitre sur cette histoire. Aujourd’hui, nous suivrons le GR65, ce que fait la majorité des pèlerins, car quand on leur dit Chemin de Compostelle, ils vont presque à tout coup sur le GR65. C’est une étape difficile, mais les pèlerins qui ont déjà plusieurs jours de marche derrière eux, passeront l’épreuve sans problème. Comme l’étape est longue, et en conséquence, certains pèlerins coupent la poire en deux, en faisant halte à Decazeville. Aucun pèlerin ne dira que cette étape est l’étape la plus excitante du Chemin de Compostelle. Loin de là !
Difficulté du parcours : Les dénivelés aujourd’hui sont très importants (+763 mètres/-849 mètres). En fait, c’est une des étapes avec le plus de dénivelés du GR65. L’étape d’aujourd’hui est pénible dans sa première partie, puis avant d’arriver à Livinhac. Il faut sortir du vallon de Conques pour gagner le bassin de Decazeville, avec plus de 300 mètres de dénivellation. C’est avec la montée de Briffoul et celles d’Escluzels et de Roncevaux, le parcours le plus pénible du GR65, peut-être le plus éprouvant. Par la suite, l’essentiel du parcours se résume à une grande balade sur la route jusqu’à Decazeville. Par endroits, la descente est sévère. Finalement, une montée assez longue et rude jusqu’à St Roch, se termine en descente vers Livinhac-le-Haut, au pied du Lot.
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État du GR65 : Dans cette nouvelle donne du GR65, vous allez aimer le goudron, pour sûr ! Vous plaisantez, diront les organisateurs du chemin ! Ce n’est pas du goudron, c’est une bande d’herbe ou de terre, oui mais le long du goudron :
- Goudron : 16.3 km
- Chemins : 8.2 km
Parfois, pour des raisons de logistique ou de possibilités de logement, ces étapes mélangent des parcours opérés des jours différents, ayant passé plusieurs fois sur la Via Podiensis. Dès lors, les ciels, la pluie, ou les saisons peuvent varier. Mais, généralement ce n’est pas le cas, et en fait cela ne change rien à la description du parcours.
Parfois, pour des raisons de logistique ou de possibilités de logement, ces étapes mélangent des parcours opérés des jours différents, ayant passé plusieurs fois sur la Via Podiensis. Dès lors, les ciels, la pluie, ou les saisons peuvent varier. Mais, généralement ce n’est pas le cas, et en fait cela ne change rien à la description du parcours.
Il est très difficile de spécifier avec certitude les pentes des itinéraires, quel que soit le système que vous utilisez.
Pour les “vrais dénivelés”, relisez la notice sur le kilométrage sur la page d’accueil.

Section 1 : Une sévère montée en passant par la belle chapelle de Ste Foy

Aperçu général des difficultés du parcours : parcours très exigeant, avec près de 2 km de montée, avec souvent des pentes nettement supérieures à 15%.

| À Conques, les touristes se pressent surtout autour de l’abbatiale et de ses trésors. Mais au petit matin, lorsque les rues sont encore baignées d’une lumière hésitante, il ne reste presque plus que les pèlerins. Le GR65 quitte alors la cité par la rue Charlemagne en franchissant la porte du Barry. Jadis, Conques était protégée par une enceinte flanquée de tours et percée de quatre portes. Il n’en subsiste aujourd’hui que deux, dont celle-ci, comme un dernier vestige de la ville médiévale. |
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| Dès les premières pentes sous le village, la rue Charlemagne se transforme en une ruelle étroite, fortement inclinée et pavée de pierres cassantes qui deviennent redoutablement glissantes par temps humide. Heureusement, quelques pavés plus réguliers ont été placés au centre du passage. Plus bas, l’allée frôle un ancien four à pain, silencieux témoin de la vie d’autrefois. |
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| Là, plus aucune échoppe ni aucun bazar pour touristes. Les talons aiguilles ont disparu du décor depuis longtemps. Désormais, il n’y a plus que les lourdes chaussures des pèlerins qui résonnent dans le silence en descendant vers le pont. |
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| Cette partie basse de Conques possède peut-être encore davantage d’authenticité que les hauteurs du village. Les solides maisons de pierre s’y agrippent à la pente avec obstination. Ici, la déclivité approche parfois les 20 %, ce qui décourage bien des visiteurs. Seuls quelques touristes curieux descendent encore jusque-là pour apercevoir le vieux pont roman. |
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| Le chemin franchit alors le Dourdou sur ce magnifique pont roman aux schistes cassants, capables de malmener sérieusement les chevilles inattentives. En contrebas, la rivière coule paisiblement la plupart du temps, grondant rarement sous les arches anciennes. |
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| Très vite, le parcours retrouve la forêt. Là-haut, derrière les bois, se cache Noailhac. |
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| Devant vous, le parcours annonce sans détour la difficulté à venir : une montée rude, et le mot est faible. Sur un peu plus d’un kilomètre, il faut gagner plus de deux cents mètres d’altitude jusqu’à la petite chapelle Sainte-Foy. Un mauvais sentier grimpe sur les schistes au milieu d’une végétation luxuriante de feuillus et de fougères. |
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| Ici, les petits châtaigniers noueux règnent en maîtres. À l’automne, le sol se couvre d’un tapis de feuilles mortes et de bogues éclatées, transformant le sentier en véritable patinoire forestière. |
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| Lorsque les bancs de schistes se font plus rares, c’est alors la terre glaise qui prend le relais, collant lourdement aux semelles par temps humide. Pourtant, les châtaigniers ne sont pas seuls à peupler cette pente. Quelques hêtres surgissent également parmi les hautes herbes et les fougères, souvent accompagnés de nombreux rejets. |
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| Plus haut, le sentier coupe une petite route où aucun véhicule ne semble jamais passer. Une première occasion peut-être de reprendre un peu son souffle. |
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| Il y a quelque chose d’à la fois magnifique et presque angoissant dans cette montée. Les virages se succèdent sans fin jusqu’à la chapelle. Il faut garder le pied sûr pour ne pas glisser sur les grosses pierres qui affleurent partout : tantôt tranchantes comme des rasoirs, tantôt épaisses comme des semelles de pierre. Quant à la pente… mieux vaut parfois ne pas trop y penser et simplement serrer les dents. |
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| À mi-côte apparaît enfin la chapelle Sainte-Foy, nichée dans son écrin de verdure. La tradition raconte que lorsque l’on fait sonner la cloche de la chapelle, celle de l’abbatiale de Conques lui répond. En vérité… presque jamais. Mais la légende fait partie du charme du lieu. |
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De là-haut, le panorama sur Conques est tout simplement exceptionnel. Aucun pèlerin ne passe ici sans s’arrêter. Et puis, il faut bien l’avouer, cette halte permet aussi de reprendre véritablement son souffle après l’épreuve de la montée.

| Car la montée est loin d’être terminée. Le chemin poursuit obstinément son ascension dans la forêt. Il devient un peu plus large, toujours aussi pierreux, légèrement moins abrupt peut-être, mais les pentes approchent encore fréquemment les 20 %. |
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| Pendant longtemps, le décor ne change guère : de la pente encore, des schistes affleurants, des racines qui barrent le sentier et des châtaigniers par centaines. Certains poussent en bouquets serrés de rejets, si denses qu’ils donnent parfois l’impression d’une muraille végétale. |
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| L’effort se prolonge sans relâche sur ce chemin raide où les plaques de schistes luisants alternent avec les racines noueuses qui entravent la progression. Chaque pas réclame son attention et sa part d’endurance. |
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| Plus haut, le chemin quitte peu à peu l’épaisseur de la forêt pour rejoindre la lande. Mais la pente, elle, ne consent aucun répit. |
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| Le sentier traverse alors les schistes lustrés au milieu des bruyères. Et si vous avez la chance de passer ici par une belle journée d’automne, le spectacle peut devenir véritablement hors du commun lorsque les premières brumes commencent à envahir le vallon de Conques. Les fougères dorées, les bruyères pourpres, les genêts et les mousses composent alors des paysages d’une beauté presque irréelle, comme de vastes tableaux impressionnistes peints à même la montagne. |
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| Plus haut, le chemin semble enfin reprendre son souffle. Sous les grands châtaigniers et les frênes apparaît une aire de pique-nique, accompagnée d’un WC à sec, modeste halte bienvenue après la rude montée depuis Conques. |
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| Le parcours débouche alors sur une sorte de faux plateau découvert qui s’élève en pente douce jusqu’à la bifurcation entre le GR65 et le GR6. |
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| Aujourd’hui, nous suivrons le GR65, qui fut autrefois le GR6, tandis que l’itinéraire du GR6 sera décrit plus tard dans une étape parallèle. |
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| Un large chemin de terre s’étire alors sur le plateau à travers les pâturages. |
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| Mais il ne tarde guère à rejoindre une petite route qui grimpe sur la colline. |
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| À partir de là, ce sera le goudron jusqu’à Noailhac : la froide monotonie de la route. Par endroits, les bienveillants concepteurs du nouveau GR65 ont ajouté une bande de gravillons pour donner au pèlerin l’illusion d’un véritable chemin. Mais au fond, qu’importe : goudron ou gravillons, les jambes savent bien qu’il s’agit toujours de la route. |
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| Il faut toutefois reconnaître qu’aucun véhicule ou presque ne circule ici. Le regard peut alors se perdre tranquillement sur quelques vaches qui broutent paisiblement dans les prés sur la colline. |
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| Plus haut apparaît une intersection avec une autre route, mais votre parcours continue tout droit, sans hésitation. |
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| La route poursuit sa montée sans véritable interruption, mais avec une pente désormais plus clémente, jusqu’à rejoindre la D606, une route départementale où le trafic reste heureusement très limité. À la bifurcation, le chemin passe devant la grande ferme de Puech Long, vaste bâtisse rurale, moderne et fonctionnelle, posée au milieu des terres d’élevage. |
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Section 2 : Un passage par Nohailhac

Aperçu général des difficultés du parcours : parcours sans grande difficulté, avec parfois quelques pentes plus prononcées pour monter à la chapelle St Roch.

| Puis revient une fois encore la monotonie du ruban d’asphalte. Ici, les paysans ont manifestement cédé un mince morceau de terre pour permettre au chemin de longer la route. Les seules présences capables d’apporter un peu de vie au paysage restent les vaches dans les pâturages. On aperçoit surtout des Limousines, parfois quelques Aubrac ou des Charolaises disséminées dans les prés. Quant aux cultures, elles occupent une place bien modeste. |
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| Dans ce paysage uniforme où surgissent çà et là quelques chênes isolés, la route atteint un nouveau carrefour perdu sur une sorte de haut plateau balayé par le vent. |
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| Noailhac n’est plus qu’à deux kilomètres désormais, et la route commence à dodeliner doucement le long de la crête. |
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| Le décor change peu : toujours cette route qui semble s’éterniser sur les hauteurs, toujours ces prés, ces troupeaux et cette campagne austère à laquelle il manque peut-être un peu d’âme ou de relief pour véritablement émouvoir le regard. |
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| La route finit pourtant, presque lasse elle aussi, par atteindre le sommet de la colline. |
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| Puis elle redescend vers Noailhac. Au-dessus du village, le GR65 abandonne brièvement le goudron pour emprunter un sentier raide permettant d’éviter un grand virage de la route. |
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| Ce raccourci rejoint la chaussée au niveau du gîte communal, légèrement à l’écart des premières maisons. |
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| La route poursuit alors sa descente soutenue vers le village. |
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| La route passe alors devant l’église St Jean-Baptiste, reconstruite au XVIIIe siècle, sobre et solide comme tant d’églises rurales accrochées aux collines du Rouergue. |
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| Le nom de Noailhac vient du latin novalis, qui signifie « terre nouvellement défrichée » ou jachère. De nombreux villages français portent d’ailleurs ce même nom hérité des grands défrichements médiévaux. Jadis, Noailhac accueillait une importante foire au bétail qui attirait éleveurs et marchands de toute la région, et même des départements voisins. Mais le village demeurait à l’écart des grands axes de circulation, et cette prospérité finit peu à peu par se dissoudre avec le temps. Aujourd’hui, grâce au passage du nouveau GR65, le village, qui compte environ 170 habitants, a retrouvé un peu d’animation. Les pèlerins prennent régulièrement d’assaut le bar-restaurant et la petite épicerie, redonnant un souffle discret à cette localité longtemps oubliée. |
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| Le GR65 traverse ensuite le village avant de remonter par la route au-dessus des dernières maisons. C’est ici que débute un chemin de croix datant de la première moitié du XXe siècle, composé de croix de ciment ornées en leur centre de petites croix de bois. Cette procession minérale accompagne le pèlerin jusqu’à la chapelle Saint-Roch qui domine le village. |
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| Plus haut, la terre battue remplace le goudron. |
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| Le chemin devient alors très rocailleux et grimpe fortement, oscillant entre 10 % et 20 % de pente. Il serpente sous les châtaigniers et les chênes, longeant les croix du calvaire comme une montée de pénitence à travers la forêt. |
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| L’ascension s’achève finalement au terme du chemin de croix, près de la chapelle Saint-Roch, au bord de la D580, cette route départementale qui suit la longue crête vers Decazeville. |
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| La chapelle fut érigée au siècle dernier grâce à une souscription des habitants de la région. Des pèlerinages s’y déroulent encore aujourd’hui, perpétuant une dévotion ancienne dans ces paysages de hauteur. |
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| À partir d’ici, il faudra de nouveau s’habituer à la route. Pour varier un peu les choses, une mince bande de chemin longe parfois le goudron à droite, parfois à gauche, comme une concession minimale accordée aux marcheurs. |
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Section 3 : Tout se décide près de la buvette

Aperçu général des difficultés du parcours : parcours sans difficulté, si ce n’est un crochet plus difficile juste avant la buvette de Fonteilles.

| Vous allez sans doute adorer ce mince chemin étroit qui longe la route… Quelle ironie tout de même. D’autant plus qu’aucun véhicule, ou presque, ne circule ici. |
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| La route serpente à travers les prés, ponctués parfois de bouquets de chênes et de châtaigniers. De petites routes secondaires s’en échappent çà et là vers des hameaux minuscules, grands comme des mouchoirs de poche, ou vers des fermes que l’on devine à peine dans le paysage. Par moments, le parcours donne même l’illusion qu’il va enfin quitter définitivement le goudron. Alors apparaît un petit talus, comme une maigre concession accordée au plaisir du marcheur. |
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| Mais l’illusion ne dure guère. Après une centaine de mètres seulement, revoilà la route et son dérisoire sentier latéral. Si l’on se montre parfois sévère avec les aménageurs du parcours, c’est qu’autrefois le parcours passait ailleurs, traversait réellement les bois par de magnifiques sentiers. Puis vinrent les compromis, les réglementations et sans doute aussi les réalités de la politique locale. |
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| La route atteint bientôt La Croix du Pargadou. Un belvédère y offre l’occasion de refaire un peu la géographie du pays. Vous êtes ici à 643 mètres d’altitude, et si votre route se poursuit vers Decazeville, il vous faudra bientôt perdre plus de 400 mètres de dénivelé. |
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| Plus loin encore, la route traverse un vaste carrefour où se rejoignent plusieurs petites voies secondaires, toutes perdues dans cette campagne de plateaux et de vallons. |
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| Peu après, près d’une croix dressée au bord de la route, le GR65 consent enfin à s’éloigner un peu du goudron. Quel soulagement passager de retrouver la terre battue sous les chênes et les châtaigniers dont les silhouettes claires prennent parfois, de loin, presque des allures de bouleaux. |
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| Mais ce répit ne dure guère plus de trois cents mètres. Très vite, revoilà la route pour plus d’un kilomètre supplémentaire, bordée tantôt de quelques cultures clairsemées, tantôt de pins isolés mêlés aux chênes et aux châtaigniers. |
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Puis soudain, tout semble changer. Un petit panneau planté au bord du goudron annonce enfin la possibilité d’un véritable chemin. Les organisateurs du nouveau GR65 ont peut-être voulu démontrer qu’ils disposaient eux aussi de quelques beaux sentiers de traverse. On se méfie pourtant un peu. Et l’on comprendra bientôt pourquoi.

| Un chemin quitte alors la route pour descendre à travers les prés sur le flanc de la colline. |
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| Il s’approche peu à peu du sous-bois sans protester, comme attiré naturellement par l’ombre des arbres. |
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| Dans la forêt, le chemin plonge entre les chênes et les châtaigniers avec une pente proche de 20 %. Une pancarte annonce même un peu plus loin une buvette sur le parcours, comme une promesse de consolation après l’effort. |
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| Au bas de cette descente raide, le chemin va rendre visite à un petit ruisseau sans nom, discret filet d’eau perdu au fond du vallon. |
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| Mais il faut aussitôt remonter, presque aussi durement que l’on est descendu. Le chemin se redresse brutalement dans la pente sous les arbres. |
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| Et puis, après tous ces efforts, le chemin retrouve… exactement la même route qu’un peu plus tôt, près de Fonteilles. Quelle supercherie ! On se sera offert une bonne montée et une bonne descente pour finalement revenir un peu plus loin sur la route. Mais après tout, cela reste peut-être excellent pour la santé du pèlerin. |
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| Alors revoilà la route, encore une fois, puis peu après la buvette hétéroclite de Fonteilles, halte de fortune au bord de la route. |
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Cette buvette n’est pas ouverte toute l’année ; elle apparaît surtout durant les périodes de forte affluence. Mais il y aura presque toujours ici un peu d’eau fraîche, précieuse récompense pour les pèlerins fatigués,

| Encore quelques centaines de mètres sur cet asphalte sans âme… |
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| …et le parcours atteint alors un point véritablement stratégique : la jonction entre le GR65 et le GR6. Un étrange panneau directionnel se dresse ici, presque absurde. Qui donc aurait l’idée de retourner à Conques, que ce soit par le GR65 ou par le GR6 ? Ce panneau ne prend réellement sens que pour ceux qui parcourent le chemin à l’envers. À partir d’ici, vous marchez désormais sur le tracé commun du GR65 et du GR6 en direction de Livinhac-le-Haut. Le panneau le plus important est en réalité un discret petit écriteau qui explique la situation des différents itinéraires.
Certaines mauvaises langues prétendent même qu’il aurait été installé pour pousser les pèlerins vers les hébergements de Decazeville. Qui sait ? Car plusieurs options s’offrent ici au marcheur. En poursuivant simplement la route, il est possible de rejoindre directement Livinhac-le-Haut par le Chemin des Crêtes. Certes, le panneau le reconnaît honnêtement : il s’agit avant tout de goudron. Mais cette route ondule tranquillement sur les hauteurs sans grandes descentes ni remontées éprouvantes. Le GR65/GR6, lui, promet un peu moins de goudron. C’est vrai… mais seulement en partie. Car après quelques passages à travers champs, le parcours retrouve bien vite lui aussi la route asphaltée. La véritable différence entre les deux variantes réside surtout dans le dénivelé. Le GR65/GR6 descend jusqu’au fond de la vallée à Decazeville avant de remonter durement vers Saint-Roch puis de redescendre encore vers le Lot. Alors, il faut choisir. Soit vous souhaitez suivre fidèlement le tracé traditionnel du GR65/GR6, même si, au fond, il n’existe sans doute aucun « vrai » chemin de Compostelle, soit vous préférez gagner plus directement Livinhac-le-Haut en empruntant le Chemin des Crêtes par Agnac, qui rejoint ensuite le GR65/GR6 près de Saint-Roch. Et pour être parfaitement honnête, nombreux sont ceux qui auraient intérêt à choisir le Chemin des Crêtes. Mais puisque notre objectif est ici de décrire le Chemin de Compostelle dans son tracé principal, nous suivrons donc le GR65/GR6. |
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| Sur cette portion commune, que nous appellerons désormais simplement GR65, le parcours suit la ligne de crête. Comme promis, on retrouve enfin un véritable chemin de terre et d’herbe qui ondule doucement entre les prés et les champs, le long des haies bocagères. |
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Section 4 : Une descente interminable vers Decazeville, dans la plaine

Aperçu général des difficultés du parcours : sans grande difficulté, car c’est de la descente, surtout sur la route, avec près de 250 mètres de dénivelé sur le tronçon.

| Le chemin suit alors la ligne de crête. En contrebas s’étend la longue plaine du bassin minier de Decazeville, vaste entaille industrielle dans le paysage des collines et des bois. |
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| Sur cette hauteur, le décor n’a rien des belles prairies grasses et verdoyantes que l’on pourrait imaginer. Le paysage évoque davantage une sorte de steppe rude et sèche, où subsistent quelques chênes isolés, des broussailles épaisses et des fougères brûlées par le soleil. |
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| Ici, presque aucune culture. Seulement des haies broussailleuses, des landes maigres et cette impression de terre pauvre abandonnée aux vents des hauteurs. |
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| Plus loin, le chemin longe discrètement un haras. Et dans la plaine commence alors à se dessiner la silhouette de Decazeville, encore lointaine mais déjà bien visible dans le bassin en contrebas. |
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| Sur cette longue crête, ce sont surtout les chênes qui dominent désormais le paysage. Ils résistent seuls ou en petits groupes au milieu des terres sèches et des broussailles. |
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| Mais ces chênes eux-mêmes ont connu ici leur part de malheur. Certains portent encore les traces des incendies, des sécheresses ou des tempêtes qui ont frappé ces hauteurs au fil des années. |
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| Plus loin encore, le chemin rejoint une petite route empruntée également par un autre GR qui vient croiser ici le parcours jacquaire. |
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| Puis, à travers cette steppe rase et broussailleuse, un chemin herbeux progresse lentement vers l’extrémité de la crête. |
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| Jusqu’ici, le parcours n’avait guère perdu d’altitude depuis la jonction du GR65 et du GR6. Mais les choses changent brusquement. Un petit sentier, d’abord tortueux et caillouteux, amorce une descente soutenue dans un univers encore sauvage, parmi les buissons, les herbes folles et les chênes rabougris. |
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| Plus bas, cette impression de nature indomptée s’estompe peu à peu, mais la pente, elle, demeure bien présente sur l’étroit sentier. |
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| À la sortie du sous-bois, le chemin retrouve la civilisation, enfin, c’est une façon de parler, sur les hauteurs agricoles de Laubarède. |
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| Après une descente toujours très soutenue à travers les prés et le long des fermes isolées du hameau dispersé, le GR65 rejoint finalement la route. |
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| Et dès que réapparaît cette relative « civilisation » du côté de Laubarède, c’en est terminé du charmant petit chemin promis par le panneau de Fonteilles. Finies la terre battue et les pierres du sentier : place de nouveau au goudron. Et pour longtemps. Jusqu’à Decazeville, et même au-delà. |
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| Au départ, la route plonge toutefois avec une certaine vigueur en direction du petit hameau du Plégat, accroché aux pentes au-dessus de la vallée. |
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| Pour rejoindre Decazeville, la descente paraît interminable, et le mot n’est nullement exagéré. Il suffit de baisser les yeux vers la plaine pour comprendre l’ampleur du trajet qu’il reste encore à accomplir. |
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| Un peu plus loin apparaît Fromentels. Il n’y a guère ici d’autre occupation que d’observer quelques rares vaches dans les prés ou de compter les chênes au bord de la route, tandis que les châtaigniers deviennent progressivement plus rares. De l’autre côté de la colline passe presque à plat la route des Crêtes, celle qu’il aurait peut-être fallu emprunter à la bifurcation de Fonteilles. |
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| On finit par avoir le sentiment que l’on n’atteindra jamais Decazeville tant ces campagnes semblent se succéder sans fin. Ce n’est pas réellement le paysage qui engendre cette lassitude ; c’est surtout le goudron, cette route qui étire sans cesse les distances et use lentement le marcheur. |
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| Plus bas, une trouée dans le paysage permet enfin de mieux comprendre la géographie des lieux. Les toits de Decazeville apparaissent toujours très loin en contrebas de la crête. Et la ville elle-même s’étend largement dans la vallée. |
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| La route poursuit inlassablement sa descente, parfois avec des pentes très soutenues, en passant près du hameau de la Gaillardie, où quelques maisons de pierre éparses émergent du sous-bois parmi des pins disséminés dans la pente. |
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| Et la route descend encore, toujours, comme si elle ne trouvait jamais satisfaction dans sa longue fuite vers la vallée. |
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| Plus bas encore, elle traverse le hameau de La Combe. |
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Section 5 : Chez les anciens mineurs avant la montée sévère de St Roch

Aperçu général des difficultés du parcours : des pentes sévères autant en descente vers Decazeville que pour remonter sur la colline de St Roch.

| À La Combe vous attend pourtant une mauvaise surprise. Vous vous étiez naïvement imaginé que la route allait enfin descendre jusqu’à Decazeville. Mais non. Voilà qu’elle se remet soudain à grimper en direction de Viviole. D’abord avec une pente relativement douce… |
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| …puis avec une déclivité nettement plus soutenue. |
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| Et cette montée s’éternise à vos dépens, longue et monotone, comme si le parcours prenait plaisir à éprouver une dernière fois les jambes déjà fatiguées du pèlerin. |
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| Au sommet de cette ascension se trouve un vaste parc équipé d’un point d’eau, dédié à Gustave Moreau, peintre et sculpteur local. C’est lui qui réalisa le remarquable Chemin de Croix de l’église de Decazeville. Si vous faites halte près de la fontaine, vous verrez sans doute défiler quelques voitures venues amener leurs chiens aux séances d’éducation canine organisées dans le parc. Étrange contraste entre le monde moderne et la lenteur du pèlerinage. |
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| À deux pas de là apparaît enfin Viviole, terme de cette interminable traversée de crête dominant Decazeville. Un hébergement y est disponible pour les marcheurs. |
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| C’est seulement à partir de Viviole que débute réellement la sévère descente goudronnée vers les hauteurs de Decazeville. La route traverse rapidement le hameau et ses robustes maisons de pierre, sans véritablement s’y attarder. |
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| Plus bas, elle traverse encore quelques zones habitées disséminées dans la campagne, avec des passages où la pente atteint parfois 20 %. Et tout ce bonheur, il faudra naturellement le retrouver plus tard dans l’autre sens, à la montée. |
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| Comme pour mieux achever les jambes du pèlerin, la pente semble même encore se renforcer à mesure que l’on approche lentement de Decazeville. |
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| C’est au bas de la descente que la pente devient la plus sévère, lorsque la route rejoint enfin les faubourgs de Decazeville. |
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| Bienvenue dans le royaume des articulations endolories. Sur cette pente sournoise, il n’est plus question que de douleur ou de soulagement selon l’état de vos jambes et de vos genoux. |
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| Encore quelques virages interminables sur cette route qui n’en finit plus de plonger vers la vallée, et vous aurez enfin rejoint Decazeville. |
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| Decazeville est une ville littéralement coupée en deux par la grande route départementale reliant Figeac à Rodez. Le GR65 ne traverse d’ailleurs pas véritablement le centre-ville ; il demeure cantonné à la partie haute et périphérique de la cité, du côté des collines longeant la départementale. Aujourd’hui, Decazeville compte environ six mille habitants. La ville naquit au XIXe siècle grâce à la découverte d’importants gisements de charbon et doit son existence au duc Decazes, fondateur des mines et de la cité. En 1892 fut ouverte « La Découverte », première grande exploitation française de charbon à ciel ouvert : un immense cratère minier atteignant près d’un kilomètre de diamètre et deux cents mètres de profondeur. Le Chemin de Compostelle n’y passe pas directement, mais cet impressionnant site reste encore visible depuis plusieurs belvédères situés au sud de la ville. Les mines ont aujourd’hui disparu, laissant derrière elles les traces parfois bouleversantes d’un monde industriel éteint : rouille omniprésente, bâtiments éventrés, friches abandonnées qui témoignent encore de l’ancienne puissance minière de la région. Pourtant, La ville cherche désormais un second souffle. On peut naturellement se restaurer et trouver un hébergement à Decazeville, même si relativement peu de pèlerins choisissent d’y faire étape. Il reste d’ailleurs permis de s’interroger sur les raisons qui ont conduit à faire passer le Chemin de Compostelle par ici, d’autant que le parcours n’entre même pas réellement dans la ville. Rappelons d’ailleurs qu’il est possible d’éviter ce long détour en empruntant le Chemin des Crêtes depuis la bifurcation de Fonteilles. Mais si votre itinéraire prévoit une halte à Decazeville, prenez au moins le temps d’aller admirer dans l’église le magnifique Chemin de Croix réalisé par Gustave Moreau. |
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| Depuis Decazeville, le GR65 reprend très rapidement de la hauteur en direction de la colline de St Roch, après être passé près d’une halte mise à disposition des pèlerins à la sortie du bourg. Le chemin s’engage alors sur la route de Nantuech pour une montée qui ne laisse aucun répit. |
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| La route virevolte avec une certaine malice entre les villas accrochées à la pente. Ici, un habitant a même laissé un robinet d’eau à disposition des marcheurs, sachant parfaitement que la montée qui les attend sera rude. Ce simple geste prend presque des allures de charité montagnarde. |
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| Car la montée de St Roch, cela se mérite véritablement. Dans la première partie de l’ascension, de nombreux passages frôlent les 20 % de pente, parfois davantage encore. Les jambes brûlent rapidement sous l’effort. |
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| Les petites villas, où l’on doit sans doute préférer les véhicules tout-terrain lorsque vient l’hiver, s’alignent les unes derrière les autres sur cette pente abrupte, comme suspendues au-dessus de la vallée. À mi-côte, le marcheur peut enfin reprendre un peu son souffle. La pente s’adoucit momentanément et la route semble même redescendre légèrement entre les villas. |
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| Mais ce répit ne dure guère. La route reprend bientôt de l’altitude, heureusement de manière un peu moins brutale, toujours entre les maisons et leurs modestes jardinets soigneusement entretenus. . |
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| Plus haut, le parcours change alors d’orientation pour suivre le chemin de Boutigou. |
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Section 6 : Descente sur le Lot

Aperçu général des difficultés du parcours : encore un peu de pente jusqu’à St Roch, puis ondulations légères avant des pentes souvent marquées dans le sous-bois, vers le Lot, puis quelques pentes pour gagner le centre de Livinhac.

| Sur le chemin de Boutigou, les villas laissent peu à peu place à la campagne. Les jardins disparaissent derrière les haies, puis viennent les sous-bois et les talus herbeux. Mais la pente, elle, se redresse une nouvelle fois et dépasse souvent les 15 %. |
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| Et la route grimpe encore jusqu’à rejoindre une petite croix dressée à deux pas de St Roch. C’est ici que s’achève enfin cette rude montée. Depuis Decazeville, vous aurez tout de même gagné près de cent cinquante mètres de dénivelé. |
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| La petite route atteint alors rapidement St Roch, au sommet de la côte. La petite église, relativement récente, date de la fin du XVIIIᵉ siècle avant d’avoir été agrandie par la suite. Un hébergement se trouve juste en face. C’est également par ici que rejoignent les pèlerins ayant choisi la route des Crêtes. |
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| La route traverse ensuite le village en légère descente. St Roch s’étire tout en longueur, bordé de belles maisons isolées qui regardent passer les pèlerins au bord du chemin. |
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| Encore quelques demeures éparses qui semblent s’accrocher à la pente, puis la route quitte finalement St Roch. |
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En contrebas de la colline s’ouvre alors la vallée du Lot, où la rivière serpente avec douceur entre les reliefs, glissant paisiblement sous les collines boisées.

| Puis la route recommence à onduler doucement entre les haies de chênes et de châtaigniers qui bordent le paysage. |
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| Elle atteint bientôt Pomayrols, où un bon saint veille silencieusement sur les pèlerins de passage. C’est aussi ici que le marcheur va enfin quitter, pour près d’un kilomètre, cette route qui l’aura sans doute accompagné, et parfois hanté, durant une grande partie de la journée. |
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| Encore un très court morceau de goudron, puis un véritable chemin s’échappe enfin en descente vers la forêt. |
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| Au départ, le chemin traverse un sous-bois relativement clair où s’ouvrent quelques clairières baignées de lumière, riches en frênes élancés. |
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| Mais plus bas, le chemin s’enfonce dans une forêt beaucoup plus dense, sur une pente soutenue. Les châtaigniers, les hêtres et les chênes reprennent alors pleinement possession du paysage. Ici, le chemin ne traverse pas simplement le bois : il s’y enroule, s’y perd presque, absorbé par la pente et par l’épaisseur sauvage du sous-bois. |
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| Le chemin se tortille longuement sous les arbres, comme hésitant sans cesse sur la direction à suivre. Il serpente entre les troncs noueux, glisse parmi les racines apparentes et les pierres humides, puis se redresse brutalement avant de s’adoucir quelques mètres plus loin. À chaque lacet, le chemin semble vouloir éprouver un peu davantage les jambes du pèlerin, tandis que la forêt referme autour de lui son silence de mousse, de feuilles mortes et de branches entrecroisées. |
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| Puis, au bas de la descente, tout paraît soudain s’apaiser dans une douce quiétude. |
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| Et bientôt, à travers une trouée du paysage, apparaît enfin le Lot qui coule paisiblement dans la plaine au pied de Livinhac-le-Haut. |
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| Vous franchissez finalement le Lot juste avant d’atteindre Livinhac-le-Haut. |
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| On pourrait rester des heures à contempler le fleuve. Ses eaux sont si paisibles, si lentes et silencieuses qu’il devient presque impossible de deviner dans quel sens elles s’écoulent réellement. Le lieu possède quelque chose de profondément apaisant, presque majestueux dans sa tranquillité. |
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| Le Lot dessine ici un vaste méandre au creux duquel vient se blottir le village. Malgré son nom de Livinhac-le-Haut, le bourg ne domine guère la rivière de très haut ; cette appellation sert surtout à le distinguer de Livinhac-le-Bas, situé un peu plus loin dans la vallée. Le village s’accroche doucement à une colline et déploie ses vieilles maisons de pierre dans un lacis de ruelles parfois étroites. Le GR65 grimpe alors progressivement vers le cœur du bourg. |
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| De nombreux gîtes se répartissent dans les rues en pente de la partie basse du village. Et nul ne semble vraiment capable d’expliquer pourquoi le Chemin de Compostelle a trouvé ici un tel essor à Livinhac-le-Haut plutôt qu’à Decazeville pourtant bien plus importante. |
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| Le véritable centre de gravité du village reste la fontaine communale installée au pied de l’église, sur la place du 16-Juin. C’est là que bat encore la petite vie locale, autour des commerces et des rencontres du quotidien. |
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Avant de poursuivre vers l’étape suivante, il peut être intéressant de jeter un regard au parcours alternatif du GR6 . Les deux itinéraires possèdent certes plusieurs portions communes, mais le GR6 offre surtout davantage de véritables chemins et beaucoup moins de goudron jusqu’à la buvette de Fonteilles. Ensuite, les deux tracés se rejoignent définitivement.
La variante du GR6 : un peu moins de goudron, merci

Dans la région, depuis L’Aubrac, le GR6 et le GR65 avancent de concert et le Chemin de Compostelle passe une fois sur l’un, une autre fois sur l’autre, et souvent ils sont les mêmes. Où passe le GR6 en fait ? C’est un chemin de grande randonnée qui traverse la France du Sud de Bordeaux vers Nîmes. En ce qui nous concerne, il passe à Espalion, Estaing, Conques, Decazeville et Figeac. Vous avez donc marché sur ce parcours sans le savoir en croyant que ce n’était que le GR65. Mais depuis Conques vers Figeac, c’est une nouvelle pomme de discorde. Les deux GR sont communs jusqu’à la bifurcation pour Noailhac. Et voici la nouvelle donne. Il y a peu d’années encore, le Chemin de Compostelle suivait alors depuis la bifurcation la voie de la forêt qui était le GR65. La variante par la route vers Noailhac était le GR6.
Aujourd’hui, les deux GR ont juste été inversés. Pour qui ? Pourquoi ? Il y a sans doute beaucoup de politique locale là dessous. Mais ce n’est pas notre problème. Nous avons longuement parlé par hasard avec une dame qui gère les tracés dans la région de Figeac de la difficulté de planifier et de modifier certains tracés. Elle n’arrive pas chez elle à modifier un tracé de route pour le faire passer par un chemin dans la forêt. Alors ici, comment a-t-on opéré pour faire passer par la route un tracé qui originellement était grandement sur des chemins forestiers ? Poser la question, c’est ne pas pouvoir y répondre. En fait, cela ne change rien à la donne. On peut prendre le GR que l’on désire. Oui, mais les pèlerins qui ne sont pas bien renseignés, pour la très grande majorité, iront à coup sûr sur le GR65, puisque tous les guides et Internet le leur disent de faire. Et ils arriveront peut-être le soir à Livinhac en disant à la ronde qu’ils se sont “mortellement ennuyés” sur la route de Noailhac. Pour nous, il n’y a pas photo. Il est mieux de suivre le GR6. Alors voici le parcours, si on suit le nouveau GR6.
Les dénivelés sont très voisins de ceux du GR65. L’essentiel du parcours se résume à un grand gymkhana de montagnes russes, surtout près du ruisseau de la Brousse. Contrairement au GR65, qui part sur la route, le GR6 a l’avantage de ne pas transiter des kilomètres sur le goudron. Il préfère les sous-bois, aime à descendre, plonger dans les ruisseaux, puis à remonter sur le flanc des collines. Ceci est vrai jusqu’au moment où les deux GR se rejoignent près de Fonteilles. Par la suite, c’est moins drôle, vous le savez après avoir consulté l’étape en suivant le GR65.
https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-conques-a-livinhac-le-haut-par-le-gr6-30063941
La première partie de l’étape est commune jusqu’à la bifurcation des deux GR, bien au-dessus de la chapelle Sainte-Foy. Jadis, lorsque vous parveniez à cette croisée des chemins, un grand panneau indiquait sans ambiguïté la direction du GR65 vers Prayssac. Le parcours passant par Nohailhac, qui était alors l’ancien GR6, n’apparaissait que comme une simple variante du GR65. Aujourd’hui, les rôles se sont inversés, comme si le Chemin lui-même avait changé de mémoire.

| Dès les premiers pas, un chemin s’élève en longeant d’épaisses haies sauvages qui enferment le marcheur dans un couloir végétal presque secret. |
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| Le chemin grimpe ensuite à travers les genêts et les fougères avant de franchir une petite route goudronnée perdue dans la campagne. |
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Toute la région est parcourue d’un lacis de petites routes asphaltées menant tantôt à un hameau oublié, tantôt à une ferme solitaire posée au milieu des prés. Ici, les troupeaux sont encore souvent composés de vaches d’Aubrac, reconnaissables à leur silhouette robuste et à leurs yeux cerclés de noir, même si d’autres races commencent peu à peu à gagner ces pâturages.

| Un large chemin de terre descend alors dans la campagne ondulante. À l’horizon se dessinent de petits hameaux. Mais le pèlerin comprend vite qu’avant d’atteindre ces villages paisibles, il lui faudra d’abord perdre de l’altitude et franchir le vallon. Le Chemin suit toujours cette loi immuable : descendre pour mieux remonter ensuite. Pourtant, rien n’a ici de pénible. Le chemin paraît accueillant, presque bienveillant. |
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| Assez rapidement, le chemin gagne la forêt. Pendant des kilomètres, il épouse fidèlement le flanc du coteau, suivant toutes les sinuosités du vallon creusé par le ruisseau de Moulidiès, comme s’il refusait obstinément de quitter son cours discret. |
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| Le chemin progresse le plus souvent dans l’herbe, en légère descente, mais il remonte aussi parfois dans de profondes tranchées forestières. Selon les heures du jour, la lumière embrase les arbres d’éclats dorés ou, au contraire, l’ombre envahit les fourrés les plus compacts et donne au sous-bois des allures presque nocturnes. Lorsque vous passerez ici, vous aurez sans doute une pensée pour vos compagnons de route qui, eux, gravissent la rude montée vers Nohailhac. |
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| Sous les hêtres, les châtaigniers, les chênes et les bouleaux, les talus éclatent des nuances violines des bruyères mêlées au vert profond des fougères. Toute la forêt semble alors vibrer d’une lumière douce et silencieuse, comme suspendue hors du temps. |
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| Peu après, le chemin quitte l’ombre du bois, et une belle rampe vient mourir sur la route qui domine le vallon. |
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En vous retournant, votre regard retrouve les méandres du sous-bois traversé quelques instants plus tôt, là-bas, près du ruisseau de Moulidiès. Plus haut encore se devinent les plateaux de Nohailhac, étendus sous le ciel comme de vastes terres silencieuses.

| Le GR6 poursuit alors tranquillement son chemin sur une petite route presque plate. Tout autour s’étendent des prairies à perte de vue, ponctuées çà et là de rares champs labourés d’où affleure une terre ocre aux teintes chaudes. Ici, la culture demeure secondaire ; le pays appartient avant tout aux éleveurs et aux troupeaux. |
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| Peu après, le GR6 prend la direction des Clémenties. |
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| Le long de la route apparaît un petit élevage de vaches limousines. Après tout, il n’y avait aucune raison que les Aubrac règnent seules jusqu’aux confins du pays. |
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| À mesure que vous avancez vers le village, le paysage se partage entre deux horizons. À gauche, le regard plonge vers les fourrés épais où le chemin redescendra bientôt ; à droite, le terrain s’élargit en une sorte de plateau doucement vallonné, où quelques maigres champs de céréales ondulent timidement entre les prés. |
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| Le GR6 atteint alors le petit hameau. Les Clémenties, ce ne sont guère plus de trois ou quatre maisons alignées le long de la route, certaines bâties de solides moellons de grès et de calcaire qui portent encore la marque du temps. À l’entrée du hameau, un panneau invite les automobilistes à ralentir. On pourrait croire à une circulation importante ; pourtant, vous ne croiserez pratiquement aucune voiture. Le silence règne ici comme un habitant à part entière. |
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| À peine sorti du hameau, le GR6 s’engage de nouveau dans un chemin de terre qui s’enfonce sous les arbres. |
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| Au début, le chemin descend doucement à travers la campagne, large et peu caillouteux, sous les chênes et les frênes dont les branches filtrent la lumière. La pente reste modérée, presque apaisante. |
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| Mais plus bas, à l’approche de la forêt plus dense, les pierres envahissent progressivement le chemin tandis que la pente se raidit. Le chemin perd pourtant sans brutalité près d’une centaine de mètres de dénivelé avant d’atteindre les Béfrénies. |
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Tout autour, les forêts deviennent compactes, presque impénétrables. Des milliers de châtaigniers, souvent maigres et tourmentés, tentent de se frayer une place parmi les chênes plus puissants qui dominent le coteau.

| Au bas de la descente, le hameau des Béfrénies paraît tout aussi déserté que le précédent. Ici, on ne retrouve plus les massives demeures de pierre de la Margeride ou de l’Aubrac. Les maisons sont plus modestes, bâties de blocs de grès ou de calcaire assemblés au mortier ou à la chaux. Pourtant, dans leur simplicité même, elles dégagent une beauté discrète et profondément rurale. |
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| Une petite route remonte ensuite sur le flanc de la colline. Les chênes et les châtaigniers demeurent les maîtres du paysage, mais quelques frênes et de rares érables apparaissent parfois entre les troncs. Par endroits, les arbres forment des masses si épaisses qu’on les imagine presque infranchissables. |
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| La pente ne devient jamais réellement sévère, rarement plus de 10 %, avant d’atteindre le hameau d’Eyniès. |
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| Eyniès est un véritable bijou. Ce remarquable village de maisons de pierre semble avoir été construit d’un seul élan, tant les demeures paraissent se répondre et se ressembler comme des sœurs. Dans ces terres reculées où tout semble désert et silencieux, le charme du lieu n’en apparaît que plus intense, comme si le temps lui-même avait choisi d’y ralentir sa course. |
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| Depuis Eyniès, c’est un véritable gymkhana qui vous attend, une succession de montagnes russes épousant tous les replis du vallon. Montées abruptes, descentes soudaines : tel est désormais le programme imposé par le paysage. Dès le départ, un large chemin de terre plonge résolument en direction du ruisseau de la Brousse. |
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| La pente devient rapidement raide, parfois même redoutable, bien que les cailloux restent relativement peu nombreux sous les pas. Le sous-bois, moins compact par endroits, laisse entrevoir quelques clairières fugitives où la lumière s’infiltre timidement. |
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| Au bas de la descente, là où le soleil peine à pénétrer sous les arbres, le sol devient argileux, spongieux, parfois franchement boueux. La Brousse n’est alors qu’un mince ruisseau en période sèche, que l’on franchit à gué au milieu d’une végétation presque exubérante. |
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| De l’autre côté du ruisseau, un étroit sentier s’élève brutalement dans les bouquets de châtaigniers rabougris accrochés au versant. |
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Le sentier grimpe jusqu’à une barrière posée là comme un avertissement silencieux, suggérant qu’il vaut mieux ne pas s’aventurer plus loin dans ce sous-bois où l’on pourrait facilement perdre son chemin. C’est aussi le signe que le GR va bientôt redescendre vers les méandres du ruisseau de la Brousse.

| À partir d’ici, le chemin replonge vers une autre branche du ruisseau de la Brousse, fidèle aux caprices du vallon. |
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Tout n’est ici que sauvagerie profonde, nature brute livrée à elle-même. Le lieu paraît si intact, si farouche, que le marcheur finit presque par se demander ce qu’il est venu chercher dans cet univers demeuré hors du temps.

| Puis, aussitôt le ruisseau franchi une nouvelle fois, le sentier se cabre brutalement. Il remonte sèchement parmi les pierres anguleuses, la boue et les feuilles mortes qui recouvrent le sol forestier. La pente demeure sévère jusqu’à la sortie de la forêt, avant que n’apparaissent enfin, au-dessus des chênes et des herbes folles du sous-bois, les paysages plus ouverts de la campagne de Prayssac. |
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| Le sentier sort alors peu à peu des bois et retrouve la lumière ouverte des campagnes. Le soleil vient caresser les prairies, glisser sur le dos des vaches immobiles dans les prés. À l’horizon se dessinent déjà les collines qui dominent Decazeville, annonçant d’autres paysages et d’autres vallons. |
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| Le sentier rejoint bientôt une petite route qui conduit à Prayssac, près d’une vieille croix de pierre dressée au bord du chemin comme un discret repère pour les voyageurs de passage. |
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| Peu après, un panneau annonce Prayssac en contrebas d’une petite route goudronnée que le GR6 rejoint avant de descendre tranquillement vers le hameau. |
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| Le panneau au bord de la route ne laisse pas imaginer un village important. Pourtant, les maisons possèdent un charme indéniable, entourées de petits prés soigneusement entretenus, presque dessinés à la règle. Que ces hameaux paraissent beaux lorsqu’ils sommeillent ainsi au milieu des feuillages et des pâturages, loin du tumulte du monde. Au cœur du village, une adorable alcôve de pierre offre au voyageur une eau fraîche bienvenue. |
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| Jadis, un personnage délicieux, passionné du chemin de Compostelle, tenait dans l’ancien four communal un petit café où les marcheurs pouvaient se restaurer. L’établissement fonctionnait selon le principe du donativo, laissant chacun libre de donner ce qu’il souhaitait. Jean-Luc, le tenancier, avait ce don rare de retenir votre prénom, même lorsqu’une foule de pèlerins occupait les tables de son auberge improvisée. Lorsque venait l’heure du départ, il prenait congé en martelant votre prénom avant d’entonner le célèbre « Ultreïa e suseia », sans doute le plus emblématique des chants de pèlerins. Ces mots signifient « aller plus loin, aller plus haut ». Ils expriment à la fois la fraternité des marcheurs et cette quête de dépassement physique autant que spirituel qui accompagne souvent le Chemin. Les Pères Prémontrés de Conques ont largement contribué à populariser ce refrain devenu presque universel parmi les pèlerins. Hélas, depuis que les GR ont été quelque peu emberlificotés dans la région, ce havre de bonheur a disparu des registres. Il faut dire que le nombre de pèlerins a fortement diminué ici. |
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| Depuis Prayssac, un large chemin mêlant terre et herbe descend en direction du ruisseau du Moulinet. |
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| L’atmosphère devient ici plus humide, presque saturée d’eau et de fraîcheur. |
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| Après avoir franchi le ruisseau du Moulinet, le GR6 reprend aussitôt de la hauteur sur un large chemin de terre qui s’enfonce sous les arbres. L’atmosphère y redevient forestière, fraîche et silencieuse. |
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| Très rapidement, le chemin atteint Roumégoux, une simple poignée de belles maisons de pierre posées au bord du bois, comme protégées par la lisière forestière. |
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| Une petite route s’élève alors doucement à travers les prés, avant de rejoindre un peu plus haut la petite route départementale venant de Noailhac, que les gens d’ici appellent ici le « Chemin des Crêtes ». En suivant cette route vers la droite, vous gagnerez Livinhac-le-Haut en restant sur la ligne des hauteurs. Il faut revenir d’une centaine de mètres sur la route pour retrouver précisément le point de jonction des deux GR.
Un conseil, d’ailleurs : choisissez le Chemin des Crêtes. Ce parcours offre des paysages plus ouverts et vous évitera la longue traversée de Decazeville, dont l’intérêt sur le plan du pèlerinage reste assez limité. À partir d’ici, le GR6 rejoint définitivement le GR65. |
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Logements sur la Via Podiensis
- Gîte communal, Le Bourg, Nohailhac (GR65) ; 05 65 72 91 25/06 12 75 30 09 ; Gîte, repas, petit déj., cuisine
- Aunidouillet, La Combarel de Noailhac, Nohailhac (GR65) ; 06 47 73 72 54/09 67 53 03 64 ; d’hôte, repas, petit déj.
- Les Ânes de Monédiès, Les Béfrénies (GR6) ; 06 89 91 30 16/ 06 33 30 44 78 ; d’hôte, repas, petit déj.
- Ecogîte-épicerie Le Mineur Paysan, Viviole; 06 23 20 29 97 ; Gîte, petit déj., cuisine
- Gîte Les Volets Bleus, 3 rue Camille Douls, Decazeville; 06 49 89 97 16 ; Gîte et Ch. d’hôte, repas, petit déj.
- Donativo de St Roch, 510 Route de St Roch, Decazeville; 06 20 44 83 68 ; Gîte, repas, petit déj., cuisine
- Gîte La Petite Tribu, 55 Route de l’Estrade, Decazeville; 06 63 28 06 10/06 1581 73 77 ; Gîte, repas, petit déj., cuisine
- Gîte L’Étape Decazeville, 44 Rue Clémenceau, Decazeville; 06 81 33 11 89 ; Gîte, repas, petit déj., cuisine
- Hôtel Foulquier**, 14 Avenue Victor Hugo, Decazeville; 05 65 63 27 42 ; Hôtel, petit déj.
- Hôtel Malpel**, 16 Avenue Alexandre Bos, Decazeville; 05 65 43 04 33 ; Hôtel, repas, petit déj.
- Gîte de St Roch-Le Chemin, Montée de St Roch; 06 95 60 46 22 ; Gîte, repas, petit déj., cuisine
- Gîte L’Estaca, Pascale et Philippe, Montée de St Roch; 06 20 55 02 23 ; Gîte, repas, petit déj.
- Le Pont de Livinhac, Livinhac-le-Haut; 06 71 50 98 32 ; d’hôte, petit déj., cuisine
- Camping Le Roquelongue**, Boisse-Penchoz, Livinhac-le-Haut; 05 65 63 39 67 ; tentes, mobil home, chalets, repas, petit déj.
- Gîte Le Chant des Etoiles, 85 Place du 14 juin, Livinhac-le-Haut; 06 76 86 94 77 ; Gîte, repas, petit déj.
- Gîte La Fontaine du Chemin, 215 Avenue Ramadier, Livinhac-le-Haut; 06 87 07 41 70/06 75 80 76 77 ; Gîte, repas, petit déj.
- Gîte A Chacun son Chemin, 30 Impasse Panassié, Livinhac-le-Haut; 06 32 49 68 85/06 46 89 36 41 ; Gîte, repas, petit déj.
- Ecododo Maison Clotilde, 212 rue de la République, Livinhac-le-Haut; 07 68 23 14 59 ; Gîte, repas, petit déj.
- Gîte Un Pas vers Soi, Corinne et Philippe (pèlerins), 90 rue du Coustalou, Livinhac-le-Haut; 06 88 24 10 02/05 65 43 10 13 ; Gîte, repas, petit déj.
- Gîte bio La vita è bella, Place du 14 juin, Livinhac-le-Haut; 06 77 55 78 33 ; Gîte et Ch. d’hôte, repas, petit déj.
- Gîte La Coquille Bleue, 25 Rue Couderc, Livinhac-le-Haut; 06 51 01 02 88 ; Gîte, petit déj.
- Gîte- Chambres d’hôtes La Parenthèse Nature, 100 Rue du Faubourg, Livinhac-le-Haut; 06 16 83 06 73 ; Gîte et Ch. d’hôte, repas, petit déj.
- Chambres d’hôtes Grès, 215 Rue du Couderc, Livinhac-le-Haut; 06 83 35 26 96 ; d’hôte, petit déj.
- La Petite Maison en Aveyron, Véronique et Bruno (pèlerins), 1 Rue du Couderc, Livinhac-le-Haut; 06 61 28 30 50 ; d’hôte, repas, petit déj.
D’année en année, le Chemin de Compostelle se transforme, se réinvente au gré des saisons et des pas des pèlerins. Certains hébergements ferment leurs portes tandis que d’autres, modestes ou inattendus, voient le jour. Il serait dès lors illusoire de prétendre en établir une liste immuable et exhaustive. Celle-ci ne recense que les logements situés directement sur l’itinéraire ou à moins d’un kilomètre de celui-ci. Cette sélection a été actualisée en 2026 ; elle ne devrait donc pas connaître de bouleversements majeurs dans les prochaines années. Pour qui souhaite aller plus loin, un seul ouvrage fait figure de référence incontournable : Miam Miam Dodo, aisément accessible en ligne. Ce guide, dont le mérite essentiel réside dans sa mise à jour annuelle, ne se limite pas aux hébergements du tracé strict, mais mentionne également des adresses en dehors du parcours, comme ressource précieuse lorsque l’affluence rend les étapes plus incertaines. On y trouve en outre une mine d’informations pratiques : bars accueillants, restaurants de passage et boulangeries providentielles, autant de haltes qui ponctuent le voyage. À cette cartographie traditionnelle s’ajoute désormais une présence devenue incontournable : Airbnb. Cette plateforme s’est imposée comme une référence majeure dans le paysage touristique, y compris dans les régions les plus discrètes ou les moins favorisées. Toutefois, comme chacun le sait, les adresses exactes n’y sont pas directement visibles, ce qui suppose une certaine anticipation. Car sur le Chemin, trouver un lit à la dernière minute relève parfois du hasard heureux. Mais le hasard, par nature, ne saurait constituer une stratégie. Il est donc vivement recommandé de réserver en amont. Enfin, lors de vos démarches, prenez soin de vous renseigner sur les possibilités de repas ou de petit-déjeuner : ces détails, en apparence anodins, peuvent grandement adoucir une étape.
Si l’on dresse l’inventaire des capacités d’accueil, on dénombre environ 185 lits avant d’atteindre Livinhac, ce qui laisse entrevoir que nombre de pèlerins choisissent de faire halte en amont, notamment à Decazeville. À Livinhac même, il n’y a que 140 lits disponibles, ce qui peut être serré, si forte affluence. Or, la fréquentation de la Via Podiensis oscille généralement entre 100 et 200 marcheurs : dans ces conditions, il reste néanmoins prudent de réserver, par simple précaution.
Ces itinéraires, qui serpentent à travers des territoires souvent peu densément peuplés, offrent peu de commerces. Les restaurants y sont rares, tout comme les épiceries, et celles-ci prennent souvent la forme de modestes dépôts de pain, proposant quelques légumes et produits laitiers. Il est toutefois possible de se restaurer à Noailhac et Decazeville, deux places où on peut aussi trouver des épiceries. À l’arrivée, Livinhac offre tout le confort d’un gros village disposant de l’ensemble des commerces nécessaires. Les points d’eau, en revanche, jalonnent assez régulièrement le parcours : on en trouve à Noailhac, Fonteilles, Decazeville, St Roch. Ils sont accompagnés de sanitaires, souvent des toilettes sèches. Enfin, de nombreuses entreprises proposent des services de transport de bagages ou de rapatriement vers le point de départ. Parmi elles, une s’impose comme une référence incontournable : La Malle Postale.
N’hésitez pas à ajouter des commentaires. C’est souvent ainsi que l’on monte dans la hiérarchie de Google, et que de plus nombreux pèlerins auront accès au site.
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Etape suivante : Etape 2: De St Privat d’Allier à Saugues |
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