Les derniers soubresauts du causse de Gramat
DIDIER HEUMANN, ANDREAS PAPASAVVAS

Nous avons divisé l’itinéraire en plusieurs sections, pour faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent l’itinéraire, les pentes trouvées sur l’itinéraire et l’état du parcours. Les itinéraires ont été conçus sur la plateforme “Wikilocs”. Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire d’avoir des cartes détaillées dans votre poche ou votre sac. Si vous avez un téléphone mobile ou une tablette, vous pouvez facilement suivre l’itinéraire en direct.
Pour ce parcours, voici le lien:
https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-figeac-a-lacapelle-marival-par-le-gr6-263809296
| Ce n’est évidemment pas le cas pour tous les pèlerins d’être à l’aise avec la lecture des GPS et des cheminements sur un portable, et il y a encore de nombreux endroits sans connexion Internet. De ce fait, vous pouvez trouver sur Amazon un livre qui traite de ce parcours.
Si vous ne voulez que consulter les logements de l’étape, allez directement au bas de la page. |
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Cette étape est l’une des plus attachantes de tout le GR 6 dans le Lot. Elle constitue une transition entre les grands plateaux du causse et les premiers reliefs verdoyants qui annoncent le Ségala et la vallée du Lot. En quittant Lacapelle-Marival, le marcheur abandonne progressivement les paysages austères du causse de Gramat. Le calcaire cède peu à peu la place aux terrains plus fertiles du Limargue. Les bois deviennent plus denses, les prairies plus vertes et les haies bocagères remplacent progressivement les murets de pierre sèche. Cette étape offre une succession de paysages plus doux, où l’eau redevient présente et où les villages se nichent dans de petits vallons. Enfin, la descente vers Figeac dévoile peu à peu la vallée du Célé.
L’intérêt de cette randonnée tient aussi à la diversité des paysages, mais l’étape est également riche en patrimoine. Le GR 6 passe par Cardaillac, classé parmi Les Plus Beaux Villages de France. Ses trois tours médiévales, ses ruelles étroites et ses maisons de pierre en font l’un des joyaux du Haut-Quercy. Ce village fortifié appartenait à la puissante famille des Cardaillac, qui possédait également le château de Lacapelle-Marival. Puis vient Figeac, magnifique cité médiévale lovée dans un méandre du Célé. Ville natale de Jean-François Champollion, déchiffreur des hiéroglyphes, elle possède l’un des plus beaux centres historiques du sud-ouest, avec ses hôtels particuliers, ses places, ses maisons à colombages et son célèbre musée Champollion consacré à l’histoire des écritures.
Ainsi, cette étape est celle de la transition. Après la minéralité des causses, le paysage s’adoucit progressivement. Les chênes rabougris laissent place aux grands feuillus, les murets de pierre sèche aux haies bocagères, les vallées sèches aux ruisseaux chantants. Le marcheur quitte peu à peu le Quercy calcaire pour retrouver une terre plus généreuse, avant de rejoindre Figeac, l’une des plus belles villes médiévales d’Occitanie. Elle offre moins de paysages spectaculaires que la vallée de l’Alzou, mais davantage de diversité, mêlant nature, patrimoine rural et villages de caractère dans une campagne paisible.
Cette étape correspond à la variante menant vers Rocamadour, généralement parcourue en sens inverse par les pèlerins, de Figeac à Cahors. Ici, le chemin s’inverse, et il suffit presque de lire le paysage à rebours pour en retrouver la logique. Vous cheminez sur le GR6, fil discret mais fidèle qui relie ces terres de pierre et d’eau.
Difficulté du parcours : Les dénivelés du jour sont tout de même prononcés (+423 mètres/-597 mètres). Ce n’est pas toujours de la balade. Il y a quelques côtes sévères en montée, mais c’est surtout en descente que la pente la plus sévère s’affirme.

État du parcours : L’alternance entre routes et chemins est assez bien balancée :
- Goudron : 11.4 km
- Chemins : 11.6 km
Parfois, pour des raisons de logistique ou de possibilités de logement, ces étapes mélangent des parcours opérés des jours différents, ayant passé plusieurs fois sur sur ces parcours. Dès lors, les ciels, la pluie, ou les saisons peuvent varier. Mais, généralement ce n’est pas le cas, et en fait cela ne change rien à la description du parcours.
Il est très difficile de spécifier avec certitude les pentes des itinéraires, quel que soit le système que vous utilisez.
Pour les “vrais dénivelés”, relisez la notice sur le kilométrage sur la page d’accueil.
Voici un exemple de ce que vous trouverez. Il suffit de prendre en compte la couleur pour comprendre ce qu’elle signifie. Les couleurs claires (bleu et vert) indiquent des pentes modestes de moins de 10%. Les couleurs vives (rouge et brun foncé) présentent des pentes abruptes, le brun dépassant 15%. Les pentes les plus sévères, supérieures à 20-25%, très rarement plus, sont marquées de noir.

Section 1 : Un peu de calme avant une rude montée

Aperçu général des difficultés du parcours : Le parcours joue à saute-mouton tout le temps. Il y a quelques tronçons à près de 15% de pente.

| Le GR6 s’échappe de Lacapelle-Marival depuis la place de l’église et l’ombre rassurante du château, comme une invitation à quitter peu à peu le monde des pierres pour celui des chemins. |
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| Il descend ensuite la route principale, franchit le ruisseau du Francès en contrebas, avant de bifurquer promptement vers la droite, happé par l’appel des paysages de Cardaillac. |
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| En longeant le lycée de la région, le parcours abandonne progressivement l’animation du cœur de la cité pour gagner des abords plus paisibles. |
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| Ici, le parcours délaisse prudemment la route principale et préfère la tranquillité d’un cheminement piéton empruntant la rue des Abattoirs. |
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| Le promeneur passe alors devant une charmante maison d’hôtes, oasis discrète où se mêlent piscine ombragée et parfums délicats de thés à la dégustation. |
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| Le GR6 poursuit ensuite sa traversée des lotissements périphériques qui bordent la rue des Abattoirs, dernier visage urbain avant l’appel de la campagne et de la forêt. |
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| Au bout de la rue, l’itinéraire semble se livrer à une élégante gymnastique de passages resserrés pour s’extirper définitivement du bourg. |
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| Le parcours rejoint alors le Chemin des Randonneurs, petite route campagnarde étirée entre les prés sages et les haies de feuillus qui dessinent le paysage avec douceur. |
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| Puis, au terme de cette portion paisible, le décor se transforme brusquement : derrière les roches qui ferment l’horizon renaît l’atmosphère plus rude et plus sauvage des causses. |
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| Un chemin s’enfonce alors dans un bref sous-bois aux allures indomptées, où l’ombre et le silence enveloppent le marcheur. |
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| Bientôt, le chemin retrouve la lumière et longe les lotissements modernes du village de vacances du Lac, contraste saisissant entre nature ouverte et présence humaine. |
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| Puis le chemin traverse une zone plus résidentielle, glissant derrière les dernières villas et leurs jardinets soigneusement entretenus, avant de s’abandonner pleinement aux vastes étendues du causse. |
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| Jusqu’ici, la marche demeurait douce et presque insouciante ; mais à présent, le visage du parcours change radicalement. Dans un décor fortement vallonné, entre feuillus touffus et tapis de fougères, une route goudronnée prend le relais, déjà animée d’une pente soutenue qui annonce la suite du parcours. |
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| Le bétail apparaît parfois dans les rares prairies alentour, silhouettes tranquilles qui ponctuent le paysage pastoral. |
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| La montée s’étire longuement jusqu’au lieu-dit du Poteau. Alors, la pente se cabre franchement, atteignant près de 15 % d’inclinaison, tandis que la route serpente entre sous-bois et prairies plus clairsemées. |
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| Plus haut encore, un chemin forestier surgit face au randonneur, dressé comme un défi, avec des passages frôlant désormais les 20 % de pente. |
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| Ici prospèrent de nombreux chênes, accompagnés de quelques hêtres, essence rare sur les causses, ainsi que d’érables et de frênes, tous enracinés dans la majesté rugueuse et minérale du paysage. |
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| Mais la véritable surprise réside dans l’apparition d’une véritable armée de châtaigniers, présence inattendue et presque insolite dans cet univers de causse. |
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| Après près de 170 mètres de dénivelé positif avalés sur une montée exigeante de plus d’un kilomètre, le souffle devient court lorsque le chemin atteint enfin le Poteau. Là, un panneau vient rappeler au voyageur ce qui l’attend encore : St Bressou, à 3.2 kilomètres. |
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| Le goudron reprend alors le fil de l’itinéraire sur cette colline bucolique où se dresse une belle maison de pierre, empreinte d’un charme discret et presque intemporel. |
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| La petite route ondule doucement le long de la crête. Et pourtant, malgré l’asphalte, tout ici n’est que grâce et harmonie sous les grands chênes et les généreux châtaigniers aux branches inclinées jusqu’à terre avec élégance, formant çà et là d’épais bouquets végétaux dans les prés voisins. |
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Section 2 : Par vaux et par monts

Aperçu général des difficultés du parcours : parcours casse-pattes, mais le plus souvent en descente.

| C’est une petite route presque oubliée du monde, réservée aux rares habitants du secteur. Ici, le silence règne en maître et il est peu probable que le marcheur croise le moindre véhicule. La chaussée ondule doucement, alternant descentes discrètes et modestes remontées, sans jamais imposer un véritable effort, au milieu des fougères et des feuillus. |
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| Tout autour, l’horizon se ferme sur un océan de forêts épaisses. Par endroits cependant, la route s’entrouvre sur des espaces plus dégagés ; derrière les bosquets et les maigres cultures céréalières, le regard découvre alors, dans une lumière lointaine, les lignes infinies du causse du Quercy dominant Figeac. |
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| La pente demeure clémente sur cette route qui serpente sous les feuillus. Parfois, schistes et calcaires affleurent discrètement sous les arbres. En bordure du chemin, les paysans ont jadis planté d’innombrables frênes ; leurs fruits servaient autrefois de précieux complément fourrager pour le bétail, rappel silencieux d’une technique fourragère aujourd’hui presque disparue. |
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| Dans cette profusion de verts et de frondaisons, l’homme a parfois posé une demeure de pierre, solitaire et silencieuse, dont il est difficile de savoir si elle abrite encore une vie ou seulement la mémoire d’un autre temps. |
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Ici, un vieux châtaignier décati semble renaître de sa propre disparition. Ces arbres vigoureux refusent obstinément la mort, laissant surgir de nouvelles pousses au pied du tronc épuisé.

| Plus bas, le GR6 poursuit fidèlement la route avant de rencontrer, à une bifurcation discrète, un chemin de traverse qui s’échappe vers les sous-bois. |
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| La pente se durcit alors nettement, dépassant parfois les 15 %. En chemin, l’itinéraire longe une ferme où l’on pratique la stabulation libre ; dans ces terres du Haut-Quercy, les puissantes Aubrac semblent désormais régner sans partage. |
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| Un sentier, d’abord étroit et presque furtif, s’élargit peu à peu dans la pénombre des sous-bois. Lorsque la végétation se densifie, les chênes monopolisent presque tout l’espace, ne laissant place qu’aux fougères et aux buissons. Les chemins restent ici étonnamment peu caillouteux ; par instants, le voyageur pourrait croire avoir quitté la rudesse des causses pour les douceurs plus tendres de collines verdoyantes. |
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| À la sortie du bois, les châtaigniers retrouvent toute leur ampleur. Il leur faut l’espace et la lumière pour déployer leur présence majestueuse. Le GR6 abandonne alors le chemin forestier pour rejoindre une rude route de campagne accrochée à la pente. |
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| La route conduit à l’entrée de St Bressou, modeste village blotti sur les hauteurs du causse, sous la protection silencieuse de sa croix dressée face au paysage. |
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| Sur le plateau, l’horizon s’élargit enfin et laisse respirer le regard ; pourtant, très vite, la route replonge en direction de la forêt. Ici, les paysans entretiennent un rapport presque affectueux avec les vieux arbres. Ils refusent de les abandonner à la mort, et, en retour, ces géants fatigués offrent encore quelques touffes de feuillage comme un dernier signe de gratitude. |
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| Plus bas, la route s’oriente vers le Pech de Rabanel. En occitan, le mot pech désigne une colline. Ces hauteurs portent surtout des noms de lieux-dits, où les demeures humaines demeurent rares et discrètes dans l’immensité du paysage. |
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| Au fil du chemin, Bernard ouvre les portes de sa ferme de pierre posée au cœur de cette nature sauvage, offrant au voyageur un instant de convivialité et de bonheur partagé autour d’une table simple et chaleureuse. |
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| Le chemin s’engage alors dans une descente soutenue, dépassant parfois les 15 % de pente. Il déroule son tracé entre des haies de charmilles, d’églantiers et de noisetiers qui bordent le passage comme une allée champêtre. Ici, la forêt retrouve une densité plus sombre, dominée par les châtaigniers, les chênes et les frênes. Quelques cerisiers sauvages viennent aussi mêler leurs silhouettes aux profondeurs du sous-bois. |
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| Plus bas encore, le paysage s’ouvre soudainement sur une route, tandis qu’au-delà des maigres cultures céréalières se dessine à nouveau, dans le lointain, le vaste causse du Quercy. |
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| En poursuivant sa descente, le GR6 passe au-dessus du discret lac d’Espinadet, à peine visible tant les arbres semblent jalousement le dissimuler sous leur épais couvert végétal. |
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Section 3 : Des sous-bois à la pelle et un beau lac

Aperçu général des difficultés du parcours : parcours casse-pattes, mais le plus souvent en descente.

| Dans le voisinage du lac, le GR6 poursuit tranquillement sa descente sur la route jusqu’à une bifurcation menant à la chapelle St Martial, qu’il laisse de côté sans s’y attarder. |
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| La route ressemble alors à un long serpent gris ondulant silencieusement au milieu de la verdeur profonde des sous-bois. |
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| Depuis le début de l’étape, la forêt ne cesse d’émerveiller. La vallée s’abaisse en une pente large et douce, s’enfonçant peu à peu dans des profondeurs toujours plus secrètes. Et toujours reviennent ces belles maisons de pierre qui signent le paysage de leur présence intemporelle. Dans cette végétation luxuriante, de petites routes s’échappent parfois vers des impasses oubliées, conduisant à quelques demeures isolées agrippées aux flancs de la pente. |
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| Puis le parcours abandonne la route pour retrouver un chemin qui débute au sommet d’un petit talus à gravir. Qui pourrait réellement dire le plaisir simple de ces sentiers courant sous les arbres, dans la fraîcheur mouvante des feuillages ? |
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| Mais cette parenthèse ne dure qu’un instant, car le chemin redescend rapidement. Commence alors un véritable jeu de piste rythmé par de douces montagnes russes. Le paysage devient délicieusement mamelonné, tantôt ouvert sur des clairières d’un vert éclatant, tantôt refermé sur lui-même dans l’intimité de la forêt. |
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| Le chemin ondule ensuite au milieu des châtaigniers qui semblent ici s’épanouir avec volupté. Les chênes et les érables rivalisent de hauteur dans une quête silencieuse vers la lumière. Fait plus rare sur la variante de Rocamadour, quelques pins apparaissent également, laissant au sol leurs pommes de pin comme de discrètes offrandes végétales. |
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Un peu plus loin, le chemin rejoint une clairière. La traversée de ces horizons sauvages fait naître un profond sentiment de solitude, seulement adouci par la silhouette de quelques granges de pierre aux proportions harmonieuses, posées là comme des refuges hors du temps.

| Après cette brève échappée dans les espaces ouverts, le chemin replonge dans l’intimité de la forêt. Ici, les pins semblent avoir conquis tout le territoire, imposant leur présence au point d’étouffer les autres essences. À deux pas du chenin, un propriétaire local propose au voyageur une halte rafraîchissante au cœur de cette nature ombragée. |
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| Puis le parcours abandonne le chemin forestier pour rejoindre une route où les véhicules doivent se faire bien rares. La pente demeure soutenue sous les pins, tandis que la lumière joue avec grâce dans les cimes, dessinant sur le sol de mouvantes éclaboussures d’ombre. |
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| Soudain apparaît en contrebas le plan d’eau des Sagnes, blotti sous les feuillus et les pins. Ici, le parcours retrouve toute son évidence, et le pied du marcheur se pose avec un plaisir renouvelé sur ce chemin paisible. |
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| C’est un petit lac où le calme semble une règle tacite, dans un décor d’une grande beauté. Pêcheurs et amateurs de pique-niques viennent volontiers profiter de ce havre de tranquillité, accessible aussi bien à pied depuis Cardaillac que par la route longeant l’autre rive. |
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| Un agréable chemin accompagne alors les eaux paisibles du lac, entre barbecues improvisés, roselières frémissantes et nappes de nénuphars sous lesquelles se dissimulent poissons et crapauds. |
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| Au bout du lac, Cardaillac n’est plus qu’à moins de deux kilomètres. Le randonneur est alors invité à respecter cette forêt précieuse, dont une partie demeure propriété privée. |
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| Et le chemin poursuit sa descente dans la magie silencieuse de cette forêt, au milieu des fougères et des genêts, sous l’omniprésence des pins mêlés à quelques feuillus épars. |
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| Rapidement, les tours de Cardaillac apparaissent au loin entre les arbres, comme une promesse encore distante. Le chemin forestier reste tourmenté et vallonné. Il remonte même sèchement sur plusieurs centaines de mètres, comme pour retarder encore le retour vers la vallée. |
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| Avant de replonger aussitôt dans une descente de plus en plus sévère. Ici, le sol friable évoque presque du sable sous les pas du marcheur. |
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Désormais, les tours de Cardaillac se font plus présentes, observant le voyageur au-dessus des arbres comme des sentinelles dressées sur l’horizon.

| Dans cette pente exigeante, les châtaigniers et les chênes disputent désormais l’espace aux pins rabougris accrochés au relief. |
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| Le chemin devient alors plus scabreux, s’enfonçant dans le fouillis des taillis. Au loin monte déjà le murmure d’un ruisseau qui gargouille discrètement dans le vallon. |
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| Au bas de cette longue descente noyée dans l’abondante chlorophylle du vallon encaissé, le chemin franchit enfin le ruisseau du Drauzou, dans la fraîcheur humide des sous-bois. |
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Section 4 : En passant par la petite merveille de Cardaillac

Aperçu général des difficultés du parcours : parcours casse-pattes au-dessus du village et dans la forêt .

| Depuis le ruisseau, l’ascension vers Cardaillac n’accorde aucun répit. Le parcours se hisse abruptement le long du versant, s’insinuant dans un étroit sentier pierreux qui serpente au fond d’un vallon obscur, entre ombre humide et silence boisé. |
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| Puis, presque sans prévenir, le promeneur débouche sur la petite place du village où s’alignent cafés et terrasses, halte providentielle dont les randonneurs fatigués auraient bien tort de se priver. |
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| Cardaillac, modeste commune d’environ six cents habitants, trône avec majesté sur son éperon rocheux et mérite pleinement son classement parmi les Plus Beaux Villages de France. Ici, le Moyen Âge semble avoir refusé de disparaître : il ressurgit dans le lacis des ruelles tortueuses, dans les passages étroits, dans les hautes demeures de grès blanc et rose qui composent un décor d’une rare harmonie. À contempler ce village suspendu hors du temps, on peine à croire que l’on puisse encore y acquérir une maison à des prix aussi accessibles.
Le village tire son nom de l’une des plus prestigieuses lignées du Quercy, déjà croisée à Lacapelle-Marival. Cardaillac constituait le fief originel de la branche aînée de cette puissante famille seigneuriale. Du fort élevé dès le XIe siècle subsistent encore trois imposantes tours du XIIIe siècle, silhouettes austères qui dominent toujours le paysage. Plus récemment, comme tant d’autres villages de la région marqués par la présence des maquisards, Cardaillac dut subir les violences de l’occupation allemande. |
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| À ceux que les escaliers étroits n’effraient pas, l’ascension de l’une des tours ouvertes au public offre une récompense inoubliable : un face-à-face saisissant avec la beauté sauvage et minérale de ce lieu hors du commun. |
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| Les pierres calcaires flambent sous la lumière, passant sans transition du blanc crayeux aux nuances rosées, donnant aux demeures une noblesse presque méridionale. |
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| Le parcours redescend ensuite par la rue principale du village, bordée de petits commerces et de façades anciennes qui prolongent encore le charme médiéval des lieux. |
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| Au cœur du bourg, il convient toutefois de rester attentif afin de ne pas poursuivre par erreur sur la route départementale. Une croix barrant l’itinéraire indique clairement qu’il faut quitter la voie principale pour emprunter un autre chemin. |
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| L’itinéraire bifurque alors vers la gauche, dans la rue Marcel, en direction de l’église. |
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| L’église St Julien, plusieurs fois remaniée au fil des siècles, conserve l’âme des anciens sanctuaires quercynois. Restaurée notamment au XIXe siècle, elle se distingue par son élégant clocher et son monumental escalier qui semblent accueillir le visiteur à l’entrée du vieux village. Sobre et harmonieuse, elle dialogue naturellement avec les ruelles médiévales et les tours féodales qui l’entourent. Les guerres de Religion, durant lesquelles Cardaillac joua un rôle important, laissèrent également leur empreinte dans l’histoire de cet édifice. |
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| Le parcours poursuit enfin ses arabesques autour de l’église et de son cimetière abondamment orné, dans une atmosphère où se mêlent recueillement, pierre ancienne et mémoire des siècles. |
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| Le GR6 quitte alors les dernières maisons de Cardaillac pour rejoindre la petite route qui domine le village, à proximité de la maison des fêtes. |
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| La chaussée grimpe aussitôt avec rudesse, longeant les villas plus récentes accrochées aux hauteurs du bourg. |
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| Au sommet de la rampe, la route s’assagit quelque peu et chemine tranquillement en direction du stade de football. |
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| À en juger par la hauteur de l’herbe, les matchs ne doivent plus y être bien fréquents. Le chemin contourne le terrain avant de filer vers la lisière boisée qui gagne rapidement l’horizon. |
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| Très vite, un sentier bascule brutalement dans un sous-bois sauvage, comme englouti sous la végétation. |
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| Le sentier ondule sans cesse, montant puis redescendant sous une voûte d’arbres serrés les uns contre les autres comme une armée immobile. Les chênes demeurent les maîtres incontestés de ces bois, tandis que quelques hêtres groupés en bouquets et de rmodestes châtaigniers tentent discrètement de conquérir leur place. Sur les talus abrupts prolifèrent fougères et ronces, enchevêtrement presque infranchissable où la nature paraît reprendre tous ses droits. |
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| Ici, le marcheur est saisi par une impression profonde d’isolement, comme s’il traversait les derniers vestiges d’une forêt primitive oubliée des hommes. |
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| Mais n’allez pas imaginer pour autant une traversée de l’Amazonie. Plus loin, le sentier abandonne soudain la forêt profonde pour rejoindre une maison isolée au milieu des bois, détail presque incongru auquel mène pourtant une simple route carrossable. |
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| Pendant quelques dizaines de mètres seulement, le paysage s’ouvre alors sur des prés bocagers et de petites clairières baignées de lumière. |
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| Mais cette accalmie ne dure guère, et le parcours retrouve rapidement la rudesse du sentier forestier plongé dans l’ombre. |
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| Le chemin s’enfonce de nouveau sous une voûte épaisse où la lumière peine à filtrer entre les feuillages compacts. Dans cette pénombre verdâtre, le sentier disparaît presque sous les racines noueuses, grimpant brutalement avant de replonger aussitôt entre des talus humides. Tout autour, la végétation déborde avec une vigueur sauvage : fougères immenses, ronces entremêlées, jeunes pousses et branches basses composent un enchevêtrement presque hostile où chaque pas semble repousser les limites du bois. Les troncs serrés des chênes et des châtaigniers dressent leurs silhouettes sombres dans un silence dense et immobile. Par endroits, l’air devient plus frais, presque humide, comme si le sous-bois conservait jalousement son ombre et sa solitude. |
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| Le sentier demeure longtemps prisonnier de cette atmosphère primitive, dans un décor qui évoque les premiers âges du monde. |
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| Puis, peu à peu, tout s’apaise, comme si l’on avait franchi la frontière d’un autre univers. Le marcheur débouche alors sur un large chemin de terre serpentant dans une forêt soudain plus claire et plus paisible. |
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| La pente se fait douce, presque bienveillante, et le chemin se laisse parcourir sans effort, comme s’il invitait le marcheur à s’abandonner à la lenteur. |
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| Certains arbres dressent leurs troncs minces et droits vers la lumière, tandis que d’autres, plus noueux, étirent leurs branches au-dessus du chemin en de vastes arabesques végétales. On retrouve ici le même cortège forestier : des chênes robustes, des érables au feuillage léger, de jeunes frênes encore souples et, çà et là, quelques châtaigniers isolés. |
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| Plus bas, le chemin vient frôler quelques maisons et villas discrètement enfouies derrière les feuillages, comme si elles cherchaient à se dérober au regard. |
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| Ce n’est pas un véritable hameau, mais plutôt une poignée de demeures disséminées dans un paysage paisible et lumineux. L’ensemble évoque parfois ces petits lotissements de vacances où le calme semble suspendre le temps. |
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Section 5 : Une longue descente vers Figeac

Aperçu général des difficultés du parcours : parcours sans grande difficulté, mais avec toutefois quelques pentes en descente.

| Après quelques pas sur le goudron, l’itinéraire retrouve bientôt un chemin de terre qui s’enfonce à nouveau sous la fraîcheur du sous-bois. |
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| Le sentier vient ensuite frôler une ferme isolée, posée là dans le silence de la campagne comme un refuge oublié. |
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| Ici, le chemin rejoint la petite route goudronnée qui descend de Cardaillac vers Figeac. Vous êtes au lieu-dit Le Bastit, un endroit discret où vivent à peine quelques habitants. |
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| Très vite pourtant, le parcours abandonne de nouveau le goudron pour reprendre un étroit sentier forestier à l’ombre des arbres. |
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| La nature reprend alors tous ses droits : le chemin dévale à travers un sous-bois dense et presque sauvage, où règnent le silence et l’odeur des feuillages humides. |
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| Plus bas, le sentier rejoint une petite route, presque une impasse, qui conduit au lieu-dit Favard. |
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| Le passage sur cette route déserte ne dure guère, et l’itinéraire retrouve rapidement un chemin qui replonge dans une végétation libre et foisonnante. |
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| Ici, vous êtes déjà à plus de cinq kilomètres de Figeac, et un étroit sentier herbeux s’incline vers la vallée dans une tranquille solitude. |
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| Le chemin plonge sèchement au fond du vallon, avec par endroits des pentes approchant les 20%. Pourtant, la descente ne présente guère de difficulté : le chemin se faufile simplement entre l’herbe rase et la terre battue. |
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| Puis le sous-bois s’éclaircit peu à peu, laissant apparaître un espace plus ouvert, tandis qu’autour les masses forestières demeurent épaisses et profondes. |
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| Cette région semble hésiter entre lande sauvage et prairie pauvre, au milieu des ronces, des cornouillers et des troènes. Depuis le départ, vous n’aurez croisé que quelques modestes parcelles cultivées, tant cette terre austère paraît peu généreuse. Par endroits seulement, quelques chênes, érables et frênes bordent encore le chemin. Les châtaigniers, eux, ont désormais disparu du paysage. |
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| Au bas de la descente, le chemin vient franchir le ruisseau de Planioles. En saison sèche, il n’y subsiste souvent qu’un mince filet d’eau, tant les ruisseaux sont rares sur les causses. |
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| Le GR6 poursuit alors sa route presque à plat, à quelques mètres seulement du ruisseau, au milieu des prés silencieux. |
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| Bientôt, le chemin longe une gravière insolite, enchâssée dans le talus comme si elle avait été déposée là par hasard, sans qu’aucune évidence géologique n’explique vraiment sa présence. |
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| Puis le chemin s’élargit et s’incline doucement, glissant entre des prairies ouvertes et des bouquets épars de sous-bois. |
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| Un peu plus loin, le goudron remplace l’herbe et la terre battue, à proximité d’une vieille maison de pierre qui semble lentement se résigner à l’abandon. |
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| La forêt se révèle ici plus ample, plus généreuse, presque majestueuse. Ce sont surtout de grands chênes, sessiles ou pédonculés, qui déploient leurs hautes ramures au-dessus du chemin. Rien à voir désormais avec les chênes pubescents, rabougris et tourmentés des causses pierreux. Et voici encore l’une de ces ruines de pierre dont le charme mélancolique ne cesse de retenir le regard. |
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| Plus loin encore, la route retrouve le petit ruisseau de Planioles qui, par une sorte de discrète magie, semble avoir légèrement grossi ses eaux. Mais à peine davantage qu’un murmure. |
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Section 6 : En route pour Figeac

Aperçu général des difficultés du parcours : parcours sans difficulté.

| Puis le spectacle se prolonge dans la fraîcheur enchantée des feuillus qui bordent le ruisseau, comme une longue nef végétale traversée de lumière et d’ombre. |
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| Ici règne un calme absolu. C’est un paradis d’ombre et de fraîcheur pour les cyclistes, que l’on aperçoit parfois immobiles au bord de la route, savourant le silence des lieux. |
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| Peu à peu pourtant, la route se rapproche de Figeac. Elle traverse La Curie, petit quartier de solides maisons de pierre taillée accrochées aux hauteurs de la ville. |
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| L’atmosphère change progressivement : les villas apparaissent au bord du bois, une aire de jeux surgit au détour de la route, et l’on sent désormais la ville toute proche. |
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| Le GR6 traverse encore quelques fragments de campagne et des lotissements épars avant d’atteindre le vaste parking qui marque l’entrée de Figeac. |
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| Figeac n’a rien d’une grande ville, et son centre ancien surgit presque aussitôt, comme si toutes les rues y conduisaient naturellement. |
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Après tant de chemins forestiers et de vallons silencieux, vous pourriez presque vous croire à San Francisco en découvrant le « Laurel Street » figeacois et ses étonnants tourniquets accrochés à la pente.
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Sous la place centrale, la ville paraît soudain plus vivante et animée que tout ce que le parcours vous avait laissé entrevoir jusque-là.

Logements répertoriés sur la Voie de Rocamadour
- Gîte La Halte550. Le Poteau ; 06 06 47 02 94 ; Gîte, repas, petit déj., cuisine
- Gîte La Citadelle, Cardaillac; 07 67 42 14 11 ; Gîte, repas, petit déj., cuisine
- Chambres d’hôte Le Pressoir, Cardaillac; 06 22 48 09 63 ; d’hôte, repas, petit déj., cuisine
- Ancienne Ferme Quercynoise, Rousaline/Figeac; 06 35 38 59 64 ; Ch. d’hôte, petit déj.
- Gîte du Carmel, 9 Avenue Jean Jaurès, Figeac; 06 14 32 05 51 ; Gîte donativo, repas, petit déj.
- Gîte du Gua, Cécile (pèlerine),14 Avenue Joffre, Figeac; 06 74 73 22 69 ; Gîte, repas, petit déj.
- Gîte Le Coquelicot, 20 Faubourg du Pin, Figeac; 06 27 58 67 54 ; Gîte, repas, petit déj.
- Gîte Le Maquis, 10 Rue des Maquisards, Figeac; 06 33 41 11 95 ; Gîte, repas, petit déj., cuisine
- Gîte Le Pont du Pin, 3 Rue des Feuillants, Figeac; 06 33 34 59 75 ; Gîte, repas, petit déj.
- Gîte Au Jardin de Lola, 9 Rue de Malleville, Figeac; 06 85 36 82 40 ; Gîte et tentes, repas, petit déj.
- Gîte Chemin des Anges, Luc (pèlerin), 30 Allées Victor Hugo, Figeac; 06 50 36 67 91 ; Gîte et Ch. d’hôte, repas, petit déj.
- Le Soleilho, 8 Rue du Prat, Figeac; 06 61 28 57 42 ; Gîte et Ch. d’hôte, petit déj.
- Les Pratges, 6 Avenue Jean Jaurès, Figeac; 05 65 50 01 42/06 07 05 07 92 ; d’hôte, petit déj.
- Chambre d’hôtes Conquans, 2 Rue des Lazaristes, Figeac; 06 84 72 98 28 ; d’hôte, repas, petit déj.
- Le Faubourg, 59 Faubourg du Pin, Figeac; 05 65 34 21 82 ; Gîte et hôtel, repas, petit déj.
- Inter-Hôtel**, 3 Allée Victor Hugo, Figeac ; 05 65 34 30 32 ; Hôtel, petit déj.
- Le Quatorze***, 14 Place de l’Étang, Figeac; 05 65 14 08 92 ; Hôtel, petit déj.
- Hôtel des Bains, 1 Rue du Griffoul, Figeac; 05 65 34 10 89 ; Hôtel, petit déj.
- Hôtel Le Pont d’Or***, 2 Avenue Jean Jaurès, Figeac; 05 65 50 95 00 ; Hôtel, repas, petit déj.
Ces données ont été actualisées en 2026. Si vous ouvrez ce site par la suite, il n’est pas sûr qu’il en sera toujours ainsi. Sur ces parcours, des établissements ouvrent chaque année, d’autres ferment. La solution est d’acheter, entre autres, Miam Miam Dodo, la bible pour manger et se loger, et qui donne aussi des logements hors du parcours. Pour notre part, nous ne donnerons que les logements sur le parcours, ou à proximité très immédiate. Il existe aussi d’autres possibilités, comme des guides, ou Internet, qui liste aussi les Airbnb. Cependant, même si la vallée est touristique, les logements Airbnb sont rares. Mais aucune application n’est aussi bien documentée que Miam Miam Dodo, d’autant que le petit livre, que vous trouvez aussi sur Internet est renouvelé chaque année. Si vous ne disposez pas de Miam Miam Dodo, on vous conseille de réserver et de vous renseigner chez les logeurs, des modalités de leur logement (repas, draps, WC, douche, autres commodités). De même, renseignez-vous à l’étape précédente sur les heures d’ouverture des épiceries, des bars, souvent fermés au cours de la journée ou de la semaine. Sur la variante de Rocamadour, les possibilités de logement sont très restreintes, mais il n’y a que peu de pèlerins qui passent par ici. Par contre, il y a aussi des randonneurs. Réservez donc, si c’est possible. Un lit trouvé au dernier moment est parfois un coup de chance ; mieux vaut ne pas s’y fier tous les jours.
Dans cette étape, le logement est sans problème. Pour les gens qui veulent faire transporter le sac ou eux-mêmes, la Malle Postale est une bonne solution.
N’hésitez pas à ajouter des commentaires. C’est souvent ainsi que l’on monte dans la hiérarchie de Google, et que de plus nombreux pèlerins auront accès au site.
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